Le marathon du Mont Blanc : Acte 2

L’an dernier, je m’étais rendu à Chamonix pour découvrir ce trail. Mes impressions étaient les suivantes : grandiose, chaleur, montée, tendon d’achille

Pour ce deuxième essai, on reprend les mêmes et on y ajoute « bande de potes » et descentes.

Après avoir adhéré à une équipe presque exclusivement normande, il nous restait à attendre le tirage au sort de l’un d’entre nous pour y participer. La sentence tombe : nous sommes plusieurs lauréats. L’ensemble de l’équipée se réjouit de passer un bon moment ensemble.

Moi et la capitaine de l’équipe (coucou Sandrine) étions les deux seuls à avoir couru cette course. On brief les uns et les autres pour qui c’est le premier trail, pour d’autres le premier trail en montagne, et pour certain la reprise de l’entrainement. Moi et la capitaine avons un autre point commun : notre passion commune pour l’argile verte. Autant vous dire, que nous ne sommes pas en possession de tout nos moyens hormis celui du cellophane 🙂

En m’inscrivant, j’avais bon espoir que mes soucis tendineux seraient de l’histoire ancienne. Que nenni, les soucis demeurent et c’est en adaptant une bonne partie de mon plan d’entrainement (c’est à dire, beaucoup beaucoup de vélo, un zest de CAP et de la natation (encore…) que je me dis : « bah de toutes façons, vu les presque 8h de l’an dernier, il y a de bonnes chances pour que je puisse réduire ce chrono, même avec un tendon tendu comme une arbalète ». Je vous rassure, j’ai pris des photos, pris le soin d’éviter l’hypertermie (coucou JB), et adoré faire ma cryothérapie des pieds et nouveauté de cette année, de la tête.

2300 concurrents à prendre le départ. Autre nouveauté, la création de SAS. Je suis dans le SAS 1 car bibi a un classement ITRA qui lui donne cet avantage. Cela en est un, car ça court bien et ça bouchonne peu. Celui qui court bien et qui est dans le SAS 2 ou 3 doit doubler beaucoup de monde dans des endroits pas évident.

Autre nouveauté, le départ avancé d’une 1h pour éviter des orages annoncés en fin d’après midi. C’est très bien, car même si la température était redescendue d’un cran par rapport à la veille, en vallée, il faisait déjà chaud. Je ne parle pas des versants exposés sous l’astre solaire.
Le premier tiers de la course se fait à bon rythme, en gérant le pied (en le prenant aussi). On arrive à Vallorcine et là, c’est encore une fois le tour de france. L’ambiance est monumentale.
Ensuite, les choses sérieuses commencent avec des montées et descentes, le tout sans bâtons. Après m’être fait doubler par je ne sais combien de personnes équipées, je me dis, que je pourrai m’en acheter.
Les kilomètres défilent forcement moins vite, mais j’avance plus vite que l’an dernier même en marchant. J’arrive à trottiner sur les quelques mètres de plat et les kilomètres passent « bien ». La chaleur commence à faire son effet, mais le son des chutes d’eau est l’élément de motivation le plus important : rafraîchir le pied, puis tout le reste en fait. Quelques minutes suffisent pour sécher et repartir en trottinant.
La fin approche, les spectateurs encouragent, voir même vous hurle dessus pour reprendre la course. Je me surprends à relancer la machine par peur de me faire engueuler, tout ca bien sûr dans un excellent esprit (si si).

L’arrivée approche, je retrouve JB qui me félicite déjà pour le chrono (j’ai couru uniquement avec le kilométrage et la fréquence cardiaque affichée), et bim, 6h41 soit beaucoup moins que l’an dernier. J’hallucine, mais je reprends rapidement mes esprits pour descendre une bière en face du mont blanc en attendant le reste de l’équipée, toutes et tous finishers. La classe ! La suite est classique, on surfe sur les endorphine et le houblons pour reprendre des forces. Place à la récupération le lendemain, où j’ai nagé 100m, que j’ai trouvé plus dur que 42 kms ^^

Merci à toutes et tous pour vos messages d’encouragements avant, pendant et après l’épreuve.

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