Marathon de Paris

Tout à commencé par un cadeau d’anniversaire un peu farfelu, au mois d’avril ma soeur s’est vue offrir un dossard pour la Marathon de Paris! Elle m’a tout de suite sollicité pour l’accompagner et en tant que grand frère protecteur j’ai bien sûr accepté (non sans râler/hésiter).  J’ai réalisé un premier cycle de travail au mois de mai sur 4 ou 5 semaines ou j’ai fait pas mal de foncier, sans me prendre la tête, le COVID et l’annulation de l’épreuve planait encore au-dessus de nos têtes. J’ai ensuite laissé couler juin, juillet et aôut, en croisant les entrainements vélo/course à pied à dose très homéopathique (la famille Lefranc appréciera la métaphore pharmaceutique). J’ai donc démarré ma véritable préparation spécifique le 1er septembre, j’avais 7 semaines devant mois. A un rythme de 3 à 4 séances de course à pied par semaine et accumulant un peu plus de 300km j’arrivais prêt à prendre le départ. Ayant réalisé un entrainement plus qualitatif que quantitatif j’arrivais assez frais pour le jour de la course, les derniers kilomètres de l’épreuve m’ont tout de même fait comprendre qu’il faut borner plus que ça pour bien finir.  D’après les allures que j’avais travaillé, de mon chrono sur semi (1h18) et après avoir longuement hésité je me fixais un chrono de 4’10 au km (pour 2h55). Il s’agissait de mon premier marathon, j’avais d’abord envisagé de partir avec le meneur d’allure des 3h et puis je me suis dit que ça risquait d’être un peu lent et que je n’allais pas forcément mieux finir la course pour autant en partant plus lentement.  9h10: coup de pétard des élites hommes. Grand soleil sur Paris, température idéale, vent nul.  9h14: je passe sous la ligne de départ (j’étais dans le sas 3h, derrière les élites). Départ très bien organisé, ce n’est pas du tout la cohue comme je le pensais. Je pars serein, pas vraiment stressé, plutôt libéré que ça démarre enfin. Les premiers mètres se font très fluidement, première surprise: les coureurs partent très vite! Je suis le meneur d’allure jusqu’au 2ème kilomètre puis j’accélère légèrement, je suis en 3’50 au kilomètre, je me sens au mieux, je décide de continuer sur ce rythme, rien de m’indique que je devrais ralentir. Le lever de soleil sur Paris sur ces 10/15 premiers kilomètres est juste splendide, c’est le pied intégral, je pense surtout à être relâché et à profiter de cette ambiance si particulière.  C’est également sur ces premiers kilomètres que je rejoins Maéva Danois (anciennement  steepleuse et athlète de l’USO Mondeville), nous partageons un bout de chemin ensemble puisqu’elle va m’emmener (et non l’inverse) du 4e au 25e km. Elle m’avait confié vouloir faire mieux que le chrono de son papa (2h49), nous étions donc sur la même allure, alors je me suis accroché.  Jusqu’au semi (je passe en 1h23), tout est facile mais le corps commence à lancer des alertes de type “commence à gérer”, “on est qu’à la moitié là!”, “fais gaffe tu commences à être moins frais”. La tête à donc écouté le corps et c’est au 25e que je commence à faire l’élastique avec Maéva, pour finalement la laisser partir (ah les femmes! Toujours prêtes à faire leurs valises!) Elle ralentira très peu puisqu’elle terminera en  2h46 (1ère française). La fin de course me dira que j’ai bien fait de la laisser filer. Je réduis donc légèrement l’allure jusqu’au 35e (environ 3’55 à 4’/km), le corps souffre mais supporte, par contre cela devient très dur dans la tête, je trouve que les kilomètres défilent bien trop lentement. Je ne pensais pas souffrir si tôt.  Du 4e au 30e km je double des coureurs malgré mon ralentissement (les athlètes partiraient-ils trop vite?!), c’est très motivant.  Au 35e le château de carte commence à vaciller, le corps ne répond plus, je me fais doubler jusqu’à l’arrivée et c’est la tête qui gère toute seule: “vas-y c’est dur pour tout le monde”, j’ai aussi pensé à la phrase de Bob Tahri “tu es comme le roseau, tu plies mais ne rompt pas!” (on se raccroche à ce qu’on peut!). C’est à ce moment là que je vais me servir de ma montre (que j’ai peu/pas utilisée jusque-là) et vérifier mon chrono à chaque kilomètre, cela me rassure car la baisse n’est pas si importante, je limite les dégâts (4’10/4’20).  Je passe la ligne d’arrivée en 2h49, je suis très soulagé d’arriver, je ne pense pas au chrono, je suis sur une autre planète (la planète endorphine). Ma soeur arrivera en 3h53, superbe chrono pour un premier marathon également.  Le lendemain et surlendemain sont très difficiles musculairement, aujourd’hui mercredi tout va mieux! To be continued? 

Charles

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