Il était une fois…

Un mec qui s’est dit, il y a maintenant presque 5 ans : « Tiens pourquoi pas s’inscrire dans un club de Triathlon ? ». Le gars en question, nage pas, a une trouille bleue dès que la hauteur d’eau l’empêche de poser le pied au fond. Inutile de vous dire que je me souviendrais toujours de mes 10 premiers mètres à la piscine pour vite rattraper le bord afin de récupérer mon souffle.

Les années passent et les triathlons ne sont pas au rendez-vous de ma planification, ça tombe bien me direz-vous. Donc le pseudo triathlète continue ses séances d’apprentissage, écoute les conseils des torpilles (oui, tout le monde est une torpille pour une ancre comme moi) et ajoute du volume en vélo tout en maintenant la CAP, mon domaine de prédilection.

Vous l’aurez compris, s’inscrire à un triathlon était avant un tout un défi psychologique qu’il fallait surmonter un jour…

Venant du VTT et aimant l’histoire du D-Day, c’est en tout logique que mon D-Day a moi, était celui d’Arromanches, tout un symbole. Me voilà inscris au format S d’un cross triathlon (500 de nat, 12.5 de VTT et 3.5 de CAP). Les distances sont adaptées à mes capacités aquatiques.

Pour cette occasion, ma femme et mon fils ainé (qui s’est arrêté de geeker !) m’ont accompagné. La pression monte mais je m’installe tranquillement dans le parc à vélo. Le briefing est donné 15 mns avant le départ. Nous devons être une centaine. Nous vérifions tous que l’eau est bien à la température annoncée (15°). La mer est plutôt calme… (les pêcheurs disent « morte eau »), bah, moi je dis « mort de trouille ». Le départ est donné de la plage, on court assez longtemps pour pouvoir se mettre à l’horizontal. Comme prévu, je me met en queue de peloton. Je prends soin de repérer les bouées annonçant les 2 virages car l’idée était bel et bien de prendre la trajectoire la plus courte possible tout en évitant de se prendre trop de coups. Finalement, j’arrive à la première bouée, la contourne et file tout droit vers la seconde. Sur ce coup, j’ai trop voulu optimiser ma trajectoire en visant la plage, et je me suis repris à plusieurs tentatives pour rentrer dans le droit chemin, celui de la seconde bouée annonçant le retour vers la terre ferme (ou le sable fin). Dans la tête, c’est la fiesta, je nage jusqu’à m’apercevoir que certains sont déjà debout. J’adopte la même stratégie, le temps que le gyroscope reprenne ses esprits et me permettent de marcher droit. Je pense m’être relevé trop tôt car j’ai de l’eau encore assez eau. Qu’importe, je suis sorti vivant de cette épreuve. Mon triathlon est FAIT !

La première transition se fait avec une certaine euphorie mais avec calme. Je ne prête pas attention au nombre de vélo dans le parc. L’affaire n’est cependant pas finie puisque je défend les couleurs du club et surtout que mes supporters sont juste en face de moi. Je prend le temps d’enlever la combi, d’enfiler des chaussettes, les chaussures de VTT et s’est parti mon kiki. La sortie du parc impose un portage pour rejoindre la plage. Passé cet obstacle, on s’assoit et on pédale (j’en reviens toujours pas d’être sur le vélo). 12,5 kilomètres dans les chemins autour d’Arromanches. Pas de difficultés techniques, un circuit propice aux relances et à l’envoyage de Watts… prudence quand même avec des blaireaux (les vrais qui font des trous) qui ont pris soin de miner les chemins. Les kilomètres défilent jusqu’à arriver à un terrain de motocross (?) reconditionné pour les VTT. Je m’amuse mais ca ne dure pas longtemps. Retour sur des chemins normaux, puis la route, puis le sable pour rejoindre le parc.

La seconde transition se fait dans le calme également. Encore une fois, je ne prête pas attention au nombre de VTT mais j’en ai doublé quelques uns. J’entame la CAP en prenant soin d’enfiler ma casquette, mes lunettes. 3,5 kilomètres « trail » que j’appellerai plutôt course nature mais ne pinaillons pas, c’est mon domaine de prédilection (je n’en reviens toujours pas d’être sorti de l’eau vivant). Autant vous dire que la distance passe vite, mais finalement peut-être pas assez à mon goût. Cela sera ma seule déception du jour.

Voilà un GROS (désolé, je suis bavard) CR, mais j’avoue que je le mérite bien pour cette première. Pour celles et ceux qui auront directement sauté à la conclusion pour voir les chiffres : je finis 16e en 1h02. Les temps officiels ne sont pas encore en ligne et je me rappelle déjà plus des temps affichés car j’en reviens toujours pas d’être sorti de l’eau.

Encore merci pour vos encouragements, vos conseils. Merci Laurent pour la séance dans le Havre de St Germain qui a certainement débloqué un truc…  Enfin, un gros clin d’oeil à Achil qui m’a fait prendre conscience que je pourrai sortir de l’eau en un seul morceau.

Les temps officiels sont ici

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment les données de vos commentaires sont utilisées.