Le Tue Vaques par Marie Pierre

Marie Pierre est allée sur ce trail dans le Nord Cotentin. Elle nous raconte sa course… remarquez la 1ere place (j’avais mis un billet sur la boîte Vendredi ^^).

« Me voilà partante pour un trail de 30 km avec un nom plus que bizarre « Tue Vaques ». Fermanville, Nord Cotentin, 1 heure de route. La météo devrait être avec nous. Belles averses le matin. Arrivée un peu avant 13h pour un départ à 14h, la pluie est bien là. Super. J’ai HORREUR de courir sous la pluie. Bon, on va pas se la jouer chochotte, je vais chercher mon dossard n°899 (ah oui, tant d’inscrits), non le n° n’a rien à voir, lol. 130 partants sur le 30, autant sur le 15 et un peu moins sur le 8.

A 13h59, tout le monde se planque sous les tentes sous une averse genre sauts d’eau.

Départ 14h, allez on est motivé et youpi à 14h01 plus aucune goutte jusqu’à l’arrivée (bon là je ne peux pas critiquer les sites de météos). Super joli parcours, comme Anthony me l’avait dit. Des vues sur mer, passage sur un viaduc (à 32m de hauteur) du Tue Vaques, de longs moments en forêt, un passage douloureux dans un chemin de sable très très très long. Tout va bien jusqu’au 17e… là mes jambes me lâchent, plus moyen d’avancer comme je veux. Je ne suis pas la seule dans la galère, « le 15 (kilom) aurait suffi  » me lance un coureur. Il faut dire que c’est plus que gras, de la boue et de la boue : je ne reconnais plus mes jambes, ce sont les nouveaux pantalons à la mode. Je plains ceux qui ont chaussé les dernières chaussures running !

De belles côtes et de belles descentes aussi. Aucun ravitaillement avant le 17e. Quel éclair de génie j’ai eu d’acheter un sac à eau ce matin même (outil vraiment super). Après le ravitaillement, grosse remise en question : mais qui m’a inscrit à ce trail ? (ah c’est moi) et qui m’a conduite jusqu’ici ? (ah c’est moi). J’aurai jamais du…enfin bref…je patine. Et puis vers le 20e, une traversée de pinette avec vue sur mer, que du bonheur, magnifique et je repars avec un punch d’enfer sauf que j’ai mal aux mollets, je lance mes jambes dans une descente bien boueuse en espérant qu’une chose : ne pas glisser, ne pas tomber. Rien qu’un objectif : manger des oranges à l’arrivée.

Je double des coureurs du 15e et je franchis la ligne (en 3h20) où dès l’arrivée on m’envoie vers le podium, « vous êtes la 1ére V2, vite ». Je prends le temps de boire ½ litre d’eau. Mais aucune orange, est-ce possible de concevoir un trail sans orange RRRRRRRRRRR !

Je monte sur la boîte, le maire réclame la bise.

Le parking est bien à plus de 800 m du départ et en haut d’une longue côte. Tout le monde me double (mes mollets ont souffert) pour aller aux voitures et ils veulent tous m’aider en partant mon petit panier garni. Même pas en rêves…

Belle ambiance et superbe parcours.

Pensées à Christophe qui va véloter et courir sûrement sous l’eau demain près de Rennes.

(au fait, Tue Vaques est le nom du p’tit train qui desservait les bourgs de la côte de 1911 à 1944 (bombardements all) puis de 1947 à 1950. Apprendre au moins une chose par jour. lol)

 

On notera également la participation de Mathieu accompagné de sa femme sur le 30 kms. Ils terminent en 3h18.

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