Marie Pierre nous parle de Pont Audemer

Me voilà prête pour mon 2e triathlon M. Direction Pont Audemer, 2h de route quand même, mais sous le soleil.

Le 1er tri est passé sous silence du fait de mon temps cata et pourtant je me suis vraiment éclatée dans l’eau et sur le vélo.

Arrivée très bien indiquée. Parking à qq mètres du retrait dossards et parc.

On peut faire une petite brasse avant le départ, t° de l’eau ……..22.80°C. La combi est autorisée, du coup tout le monde la mets. Nous avons le droit à un parcours « à l’australienne », cad avec une sortie puis un retour dans l’eau. Balisage clair.

Sur la ligne de départ, moquette au sol, (les cailloux dans l’eau font très mal aux pieds). Les femmes partent 3 minutes (et non 5 comme prévues, retard sur le S) avant les hommes. Il faudra qu’on m’explique l’intérêt. Pourquoi ne fait-on pas partir les hommes d’abord ?? parce que de toute façon ils vont nous doubler. Les hommes ont du mal à laisser la place aux femmes. L’expression du jour (non volontaire de l’arbitre) sera en bas de page et vaut son pesant d’or. En espérant que Stéphane ne lise pas cet article. Une des organisatrices nous souhaite à nous les mamans une Bonne Fête des Mères, c’est sympa. Le départ est donné. Tout va bien. Aucun écart de trajectoire. Super. Je flotte et je fonce. A la sortie australienne, une participante enlève lunettes et bonnet, je crois qu’elle a pas tout compris…

Sortie de l’eau, il faut jeter le bonnet dans la poubelle, là c’est moi qui n’est pas tout compris, petit demi-tour vers la poubelle. Faut dire qu’avec l’eau dans les oreilles, entendre la consigne c’est pas facile facile. Ils auraient pu le dire au départ.

Parcours vélo beaucoup plus facile que le 1er Tri M. Pourtant beaucoup d’abandons : crevaisons, pb méca, fatigue, crampes, sur le côté de la route. Une seule côte, mais une vraie. Malheureusement, trop fière de moi, un gugusse fait des zigzags à répétitions d’après les autres participants. Il fait des chicanes à un groupe qui le suit. Arrivé à la partie avec plots centraux (1 voie voitures) aux 20 km, ce gugusse se prend un plot, il tombe à peine mais fait tomber ceux qui les suivent. Un des cyclistes passe carrément  par-dessus son vélo, mal au dos mais il râle, lui crie dessus, remet son casque (lunettes destroy) et repart. Un autre me coupe la voie, ma pédale se coince dans la sienne. Enfin bonjour le tableau au sol, nous sommes au moins 5 dans le foin (heureusement !).

Je reprends mes esprits et ré-enfourche ma bicyclette. Il semble qu’elle ait un problème. Je suis persuadée qu’une des roues est…carrée !! Nan franchement c’est drôle.

Faire 20 km avec une roue carrée, vous avez déjà tenté ? Quelle galère ! cà peut être très long 20 km. La roue qui vous pousse et qui ralentit, qui vous pousse et qui ralentit. Alors dans la côte, je ne vous raconte pas. Mais la devise de mes ascendants et transmise à ma descendance, NE JAMAIS RIEN LACHER, aller jusqu’au bout et pleurer après si besoin. C’est pas pour rien qu’un de mes garçons a reçu vendredi la Croix de la Valeur Militaire pour acte d’éclat. Alors ce n’est pas ma roue carrée qui va m’arrêter.

Mais je le paye sur les 2/3 de la course à pied. Et pourtant c’est tout plat. 3 tours. Je ne suis vraiment à l’aise qu’au dernier tour où je m’éclate vraiment.

J’adore le Tri. Et je suis presque prête pour repartir. Juste le dos qui coince un peu. Il va falloir s’en occuper et le genou droit qui a un peu tourné dans la chute.

Franchement, VIVE le  TRI. C’est trop bien.

Pour protection ANTI-terroriste(s), bottes de paille ! Cà a bien fait rire aussi mon fils.

P.S. : l’expression du jour que vous attendez tous :

« Messieurs, on laisssssse la moquette aux dames ».     (Rires de qq uns.) C’est ti pas scandaleux !

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