C’est en forgeant…

Qu’on en bave ! Autant aller à l’essentiel, même quand une course se passe mal, rien ne vaut un debrief qui peut, sans prétentions aucunes, aider les camarades.

Encore un rendez-vous annuel, (avec l’âge, on en prend des habitudes) puisque je me suis rendu pour la 6e fois à la Mère Denis. Pour le détail de la course, reportez-vous aux précédents CR, mais pour ceux qui ont la flemme, c’est simple : 22 kms, dont 17 plat avec un terrain sableux pour l’essentiel et les 5 derniers kilomètres sont bosselés.

Après avoir donné des conseils aux petits nouveaux de cette course, genre : « partez tranquille », voilà que bibi se met à courir à une allure soutenue. Je savais que je ne tiendrai pas cette vitesse mais j’ai été surpris de caler très tôt. Autre bonne idée, partir sans liquide sur soi, tout en sachant que le mec gère mal la chaleur, car oui il a fait chaud, mais moins qu’a la Barjo grâce au vent. Donc, les choses se sont compliquées à partir du 11e… et là, je me suis dit, « pourquoi tu n’es pas sur la course de 12 kms ? ». L’allure a inexorablement baissé, les maux de ventre sont apparus, la tête dans les bassines d’eau n’ont que des effets sporadique. Le gars est dans le jus. Commence alors le parcours a l’abri du vent. Je ne vous fais pas le dessin, du gars qui a le capot ouvert depuis un moment : il a du mal à rester en position coureur. Puis, la marche s’est imposée sournoisement. Quelques minutes… plusieurs minutes, mes petits conseils ont été profitables puisque deux comparses me déposent en m’encourageant. Au dernier ravitaillement, j’avais une furieuse envie d’avaler tout le menu. Drôle de cocktail dans la bouche : sucré, salé, eau tiède. C’est pas grave, on va finir en serrant les dents et en gérant en endurance.

Ce n’est pas une surprise, mais je fais 15 mns de plus que l’an dernier pour finir à la 105e place (46e au kilo 10).

Alors pourquoi cette déconvenue ? Plusieurs raisons…

  • Faire 65 kms en vélo « en force » pour rejoindre le départ, tu éviteras, (surtout si le coach te le dit… oups !)
  • Un repas « normal » tu prendras avant le départ,
  • De la boisson tu prendras (en fait, j’ai une ceinture qui me gonfle car elle tourne… et je n’avais pas envie d’abimer ma tri fonction… c’est bon comme excuse ?)
  • Les conseils que tu donneras, tu les appliqueras.
  • Une angine blanche, 15 jours avant, te fera ralentir alors ne l’ignore pas…

Cela dit, ca reste une expérience enrichissante et très instructive. Car malgré un chrono au fraise, l’envie tu garderas 😉

Voici le gars en mode gestion/ballade/souffrance mais en fait, je suis à 2 à l’heure, donc je ne respire pas

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