3 Barjos en scène

3 Coutançais se sont rendus dans le Nord Cotentin pour participer à la Barjo : Lucie sur le 15 kms, Matthieu et Anthony sur le 50 kms.
Les comptes rendus vous ont manqué ? C’est parti !

Celui de Lucie :

En pleine prépa qui n’est plus si secrète que ça (merci Mathieu 😜) je décide me faire plaisir et aussi de retrouver le bonheur des compétitions (mais pas des filles qui crient pour la boue, non ça vraiment ça ne m’avait pas manqué 😬) je motive donc ma moitié et nous nous inscrivons sur le 15km de la Barjo.Comme d’hab je traîne le dimanche midi en disant “on a le temps”, tellement de temps que on se gare 15 min avant le départ qui se situe 1km plus loin, on décide de trotinner pour aller sur la ligne de départ ne sachant pas non plus où elle est 😅5min avant le départ on est en place, on a déjà monté une belle côte, ça promet..Top départ, on descent tranquillement sur le début, 800m plus loin déjà un blessé 😱 (5 vues sur le parcours au final..) Le parcours continue entre quelques montées et des descentes assez techniques. Tout va bien jusqu’à… Jusqu’à ce que 5 km plus loin je LA vois, cette côte donc j’ai entendu parler.. Elle peut être fière d’elle, y’a pas de doute quand on la voit, elle est inimitable.. Doucement pourtant je la grimpe à une vitesse d’escargot car impossible de doubler les concurrents de devant et ils ont visiblement décidé de la monter en touriste.. S’enchaîne après de jolies montées, au bout de l’une d’elle j’entends un supporter dire à une fille “allez vas y t’es dans les 50/60 premières” je me suis dit pour une fois je ne suis pas dans mon top 3 de la fin, mes jambes vont bien, mon souffle est posé, j’ai envi d’y aller alors tout doucement je remonterai 18 filles (oui je les ai compté 😅) et je ne sais combien d’hommes.. L’entraînement de côte ça aide 😁Les 10km arrivent sans que je ne m’en rende compte, je me dit que ça passe crème en fait, qu’il faut profiter d’être là, dans ce cadre splendide, après quasi 2 ans sans compét. Pour les 5 derniers km une jolie montée nous attendais encore mais bon on n’est pas venu là pour se la couler douce. Je passe la ligne avec  les encouragements des supporters et les frissons habituels qui vont avec (quel kiffe !) avec 2h07 officiel. Je retrouve Thibault qui était arrivé quelques minutes avant moi. Je remercie l’équipe qui organise cet événement (quel préparation ça doit être !), les supporters à qui on a pas toujours l’occasion de dire merci parce que en plein effort. Pour finir, en pleine côte je pensais à mon papa, qui me dit toujours “mais pourquoi tu cours ?” maintenant j’ai la réponse “parce que je suis barjo” 🤪🤪Vivement les prochaines courses 😁

Celui de Matthieu :

Cette année mon compagnon du Verdon a décidé de définitivement refermer le chapitre du monde aquatique et puisque les grandes escapades en vélo ne me font pas trop rêver il ne restait que la course à pied pour revivre notre petite lune de miel. Notre choix s’est porté sur la 1/2 barjo dans le nord cotentin avec comme objectif de faire course ensemble pour le meilleur et pour le pire.C’est donc avec plaisir et une petite appréhension que je participais hier à mon premier trail. L’entraînement a été un peu laborieux et côté physique le genou et le tendon d’Achille font un peu la tronche à l’idée de se taper 50 bornes.Départ hier matin à 10h au milieu de quelques centaines de participants avec comme tactique de course d’y aller mollo pour ne pas finir trop déglingo.Mon compère quant à lui affiche la sérénité du gars qui maîtrise la situation :affuté comme un guépard, mal rasé pour garder l’influx, on sent bien qu’il n’est pas venu ici pour ramasser des mûres ou regarder passer les bateaux au large.Les premiers kilomètres sont plutôt descendants ce qui permet de démarrer en douceur mais dès les premières côtes le petit cabri de Savigny me pends déjà quelques longueurs si bien que lorsque j’arrive sur le sentier des douaniers il est déjà à quelques bonnes longueurs devant et puisque c’est désormais à la queuleuleu que nous avançons avec des coureurs qui marchent devant moi dès que ça monte un peu l’écart ne fait que se creuser .Mon compagnon d’aventure est désormais loin devant mais lorsque j’arrive au 16ème km et premier ravitaillement il est bel et là à m’attendre en train de lire la presse du jour depuis un bon 1/4 d’heure. Quel gentleman ce mec!Nous repartons réunis à la vie à la mort et même si chaque côté me fait bien plus souffrir que lui nous avançons à bon rythme entre plages ,criques et falaises plus belles les unes que les autres. Nous sommes au 30ème et je me sens étonnamment bien alors que pour mon lièvre le tendon d’Achille comme prévu commence sérieusement à le contrarier. Encore 5km de plat et nous attaquons la dernière partie du parcours ce qui veut dire aussi la plus grosse partie du dénivelé. Cette fois ça descend mais surtout ça monte tout le temps dans un petit sentier splendide mais  vraiment escarpé . Les km n’avancent pas vite surtout pour Antho qui commence sérieusement  à sentir le brûlé tellement son tendon est en feu. Finalement après une dernière côte ou il faut presque sortir le piolet pour réussir à grimper nous  terminons notre périple en 6h 15 sans trop souffrir pour ma part et avec un grand plaisir de mettre lancé dans cette très belle épreuve. Ne reste plus qu’à savourer la bière et la saucisse frites qui nous tendent les bras à l’arrivée 

Celui d’Antho:

Hier avait lieu la traditionnelle Barjo, qui en raison du COVID, a été annulé l’an dernier et repoussé en Septembre pour l’édition 2021. Parmi les autres nouveautés cette année, le départ se fait de Beaumont Hague (fini le bus), certainement pour éviter d’y entasser les coureurs. Puis, le 50 kms devenu 52 et enfin les ravitos qui sont réduit à la fourniture de liquide.

Il y a un an, j’en menais par large pour la natation du Natur’man, et cette année, c’est mon binônme Mat’ qui est inquiet : il découvre le trail et les chaussures dégueux, courir avec un sac, manger (j’y reviendrai…) et qu’il est possible de courir plus que 42kms195. Lui comme moi, avons une suivi une préparation à l’arrache soit sur quelques semaines avec les contraintes professionnelles pour Mat’ et moi avec un talon hyper-douloureux, lorsque je dépasse 2h de course à pied. Autant vous dire, qu’il était illusoire de penser boucler cette course en moins de 2h, je savais que je devais serrer les dents passer un certain temps, ce qui n’a pas loupé.
Les 16 premiers kilomètres se passent bien. Nous sommes partis prudemment, sur un profil descendant. J’attends Matthieu à Omonville car il a porté assistance à une personne qui a chuté. On repart ensemble, quelques photos, direction Port Racine et ses foutus galets. Le second ravito arrive, on recharge en liquide, et on part sur Goury, en bord de mer. La météo est clémente, une légère brise et encore des galets qui ont tendance à mettre les chevilles à mal. Le talon commence à titiller… beaucoup de monde sur le bord du parcours pour les encouragements. Nous arrivons à Goury, ravito, on refait le plein. Mat s’hydrate car il n’arrête pas de manger depuis le départ. Prévoyant, il avait prévu du poulet, du jambon, une mignonette de rosé, des chips, des cacahuètes. Clairement, on fait le job en mode cool. Mais je sens que plus l’animal mange, plus il est à l’aise, certainement qu’en allégeant son sac, il retrouve une foulée à la Kilian. Contrairement à moi, qui avait du mal à poser le talon au sol. Je lui avais dit, “après Goury, c’est sport”. Si on fait les mariolles avant, on risque de galérer sur les 10 derniers kilos (la spécialité de la Barjo). Faire la fin du parcours sur la pointe des pieds, n’étant pas dans mes capacités, on alterne marche/course et je sens que l’amateur de bonne table derrière moi, qui n’arrête pas d’ouvrir des trucs pour continuer son repas, commencé 5h plus tôt, pourrait partir à son rythme et me laisser galérer avec mon pied. En fait, il avait peur que je le dépose à l’arrivée en le grillant par l’avantage de connaitre la fin du parcours. On a commencé ensemble, on finit ensemble, de belles valeurs de camaraderies et de sports. On passe la ligne d’arrivée en 6h13, à la 114e et 115e place. On s’asseoit, on profite du soleil, et Mat’ est parti manger du nougat.

Mathilde sur le triathlon de Quiberon

Mathilde, notre expat’, a elle aussi pu profiter du beau soleil de ce WE pour prendre le départ du triathlon de Quiberon, support des Championnats de France des Clubs de Triathlon de D1 et D2, rien que ca !

Elle termine son triathlon au format M en 2h32, 19e féminine sur 30.

Une belle expérience avec du beau monde au départ !

Le triathlon de Carentan sous le soleil

Aujourd’hui avait lieu la seconde édition du triathlon de Carentan. C’est sous un soleil et une chaleur inhabituelle pour cet été que de nombreux Coutançais se sont rendus sur place.
La matinée était consacrée aux jeunes et nous pouvons féliciter Annabelle pour sa première place sur le format “Jeune” dans la catégorie Pupille. (200m natation – 4000m vélo – 1500m course à pied). Bravo Annabelle et a son coach de papa qui peut être fier !

La journée se poursuivit avec les formats XS et S.

Honneur aux dames sur le format S individuel, où les oranges et bleues ont fait impression :
– Christelle Larsonneur en 1h32, dans sa catégorie se place sur le podium à la seconde marche !
– Lucie Domont en 1h44, 14ème de sa catégorie
Chez les Hommes :
Christophe Letouzé en 1h17 se place en 10e position de sa catégorie (14e au scratch)
Yann Herveic en 1h19 se place à la 6ème place de sa catégorie (24e au scratch)
Max Hervieu en 1h20 à la 11ème place de sa catégorie (34e au scratch)
David Chauvière en 1h23 à la 20ème place de sa catégorie (55e au scratch)
Julien Michel en 1h41 à la 57ème place. (167e au scratch)

Sur l’epreuve XS, 2 engagés chez les Hommes (deux Olivier) :
NICOLLE Olivier en 49mns, 9e de sa catégorie (23e au scratch)
CHERON Olivier en 56mns et 12ème de sa catégorie (53e au scratch)

Et pour terminer cette journée, voici le compte rendu d’Olivier, toujours très inspiré pour nous faire vivre son triathlon.

Entre Bon Samaritain et athlète moyen j’ai choisi!
Participant à mon seul triathlon de l’année, sans aucun entraînement à pied et en vélo depuis le début du Covid, j’ai choisi de participer au Triathlon XS de Carentan en préparation au relais XS de Cherbourg (annulé).
Arrivé assez tôt, j’assistais à la belle course d’ Annabelle HERVEIC conclue par la victoire.
Rapidement, mon épreuve se présente, je rentre sur le parc avec un peu d’appréhension, vu mon absence d’entraînement. Rapidement je retrouve mon collègue Olivier CHERON qui lui avait l’avantage de connaître l’épreuve. Nous échangeons sur la qualité de l’eau à l’aspect peu alléchant.  Le soleil qui était resté discret jusque là tape fort, je garde la combi grande ouverte pour ne pas la transformer en étuve.
Nous partons en cortège quelque temps, après les féminines qui démarrent 3 min avant nous. Avant de se jeter à l’eau, mon collègue Olivier et un autre concurrent à côté de moi , voient leurs bonnets  se déchirer en 2.Ayant fait le choix de me “jeter” à l’eau dans les derniers, je suis rassuré par sa salinité qui va m’aider à flotter un peu, je contourne les concurrents pour me placer en 2ème épaisseur, j’ai beau m’être entraîné, je reste un nageur très moyen. Le départ est donné, je pars à fond (tout est relatif), et voit rapidement un groupe s’échapper devant moi, quelques concurrents essaient de me chatouiller les pieds mais je ne suis pas joueur, et répond par de grands coups de jambes qui à défaut d’être utiles, les éloignent. Mon sens de l’orientation ne s’est pas amélioré et je me retrouve à gauche de la bouée à prendre à main gauche… Une fois la direction retrouvée je nage bien (pour moi…) je double même une  brasseuse au 2/3 de l’épreuve et sors moins épuisé que d’habitude, et pas si mal classé visiblement vu le nombre de vélos présent dans le parc, je vois avec amusement que le vélo vintage de mon collègue est encore là.La partie cycliste  se présente et avec lui le grand saut dans l’inconnu… (je n’étais juste monté sur mon vélo que la veille vérifier que tout fonctionne et faire au moins 200m). Je trouve le bon rythme et remonte doucement les concurrentes et quelques concurrents. au bout d’un moment je réalise, en voulant mettre le petit plateau, que je suis déjà sur le petit plateau, mais depuis combien de temps? Mon vélo choisit visiblement seul les vitesses que je vais utiliser…je remet le grand plateau et fini correctement ma partie cycliste jusqu’à voir l’arrivée que j’aperçois soudainement, et essaye en urgence d’enlever mes pieds des chaussures, finalement je perds une chaussure sur la chaussée, en sautant du vélo, je rejoins le parc une fois ma chaussure récupérée, et m’apprête à essayer de courir  les 2 ou 3 km pédestres (je n’ai pas regardé en m’engageant pour être franc) Je pars prudemment n’ayant pas couru plus de 5 min depuis plu d’un an, heureusement les féminines sont toutes les 100m et je remonte doucement les concurrentes une à une.  Je suis surpris qu’aucun homme ne me passe…Je croise un jeune de Caen arrêté sur le côté épuisé, la chaleur semble avoir fait des dégâts,  je ne dois pas être trop mal au niveau du rythme finalement pour quelqu’un qui ne fait que de la marche athlétique depuis 1 an. Au demi tour je me rends compte que la tête de course n’est pas si loin même si je n’ai pas leur niveau. Je dois être aux alentours de la 10è place. Ce qui est pas mal pour quelqu’un sans autre entraînement que la nage quand la mer est là.
Soudain devant moi une jeune athlète s’arrête et titube elle ne semble vraiment pas bien, avec une autre athlète nous la prenons en charge et la mettons à l’ombre sous les boxs de l’hippodrome j’encourage la féminine à continuer sa course, elle semble bien classée et reste auprès de la jeune athlète qui peine à retrouver son souffle et grelotte, elle semble avoir eu un gros coup de chaud, nous patientons un moment jusqu’à l’arrivée d’un bénévole de l’organisation, qui la prend en charge avec l’aide des sauveteurs qui sont en chemin. Je repars le plus vite possible pour finir honnêtement mon triathlon 2021.
J’ai la chance de passer la ligne d’arrivée avec mon fils qui est super fier (j’aurais gagné il n’aurait pas été plus fier, alors pourquoi aller plus vite? LOL) finalement 23è pour un concurrent sans entraînement ce n’est pas si mal, mais je retiendrais de ce triathlon  la jeune athlète que j’ai aidé et le passage de la ligne d’arrivée avec mon fils comme quoi dans le triathlon il n’y a pas que la performance qui compte…
Olivier

L’ensemble des résultats est disponible ici

Bravo aux organisateurs pour cette très belle journée.

Triatbreizh 2021 Half Ironman

Yann enchaîne les Tri et nous livre son dernier CR

Grosse organisation pour ce Triatbreizh avec aux manettes Sylvain Sudrie (un ancien triathlète pro), qui visiblement s’est reconverti dans la vente de voitures japonaises (Honda, le sponsor principal de l’épreuve) : DJ, speaker pro, tapis rouge à l’arrivée, on retrouve les codes des gros labels (Ironman, Challenge, l’inscription un peu moins chère, mais 139 euros tout de même..).

Météo de Toussaint le samedi pour déposer le vélo la veille du départ (encore un signe des « grosses orga »), je croise des triathlètes des 4 coins de la France, et même quelques étrangers, anglais, allemand, le couple qui fait la queue devant moi pour retirer leurs dossards vient du Kenya !

Des bretons aussi, quand  même vu que demain sera attribué le titre de champion de Bretagne Longue Distance. 400 Individuels et 200 relais, ça fait un gros parc ! 100 dossards supplémentaires ont été mis en vente et sont partis comme des petits pains, vu toutes les épreuves annulées ces derniers temps avec la crise sanitaire.

On s’était donné rendez-vous avec Mathilde ce samedi mais elle ne pourra pas participer finalement pour son 1er Half, dommage ! Pas de remboursement ou de report à l’année suivante, les boules !

Je mets une bâche sur mon vélo pour le protéger du crachin breton, peine perdue, il est déjà trempé, comme moi..

A ce moment du week-end j’aurais bien laissé ma place à quelqu’un d’autre pour participer à cette épreuve, mais j’ai déjà joué un Joker à La Ferté (DNS) et perdu quelques membres de mon fan club, il va falloir assurer coûte que coûte pour être sur la ligne de départ demain matin..

Surtout que les triathlètes que j’ai pu croisé au retrait des dossards ne sont pas venus pour acheter du terrain… mais pour en découdre, va y avoir du sport !

Coup d’œil sur le Blavet où nous allons nager demain, il y a un courant de dingue avec la flotte qui est tombé toute la journée, or le parcours consiste à faire un Aller/retour, ça veut dire une nat à contre courant au retour..

Retour à l’appart situé à Guidel Plages, à 30 km de Inzinzac Lochrist, lieu du départ (c’est tout ce que j’ai trouvé 1 mois avant le Triatbreizh).

Durant le week-end, Corinne aura fait 6 fois l’aller/retour entre appart et Départ du Triatbreizh (merci à elle et aux enfants de m’avoir suivi dans cette galère, enfin pour l’instant..), en prenant à chaque fois une route différente, le pire étant de passer par Hennebont centre un samedi soir..

Bref, bonne nouvelle ce dimanche matin, il ne pleut plus ! Dans le parc, je croise 2 ou 3 triathlètes de la Manche, même si je suis le seul Coutançais, on se sent moins seul. Je cherche une pompe pour gonfler mes boyaux, je trouve pas, tant pis, j’ai gonflé hier à 8 bars, il doit bien en rester 5 ou 6 (bars)..

Briefing, on nous annonce des endroits dangereux sur la route à vélo suite aux inondations, pas rassurant..Par contre, pas de courant dans le Blavet.

8h30 départ des filles dans le Blavet à 21°C, 8h40, c’est notre tour, baston sur 500m, je longe la berge, après 1km, demi tour, je longe la berge opposée, au moins le repérage est pas compliquée comme « Le tour du Roc »..(clin d’œil à Olivier).

À force de longer la berge je touche des souches d’arbres sous l’eau, c’est pas le moment de s’embrocher sur une branche, je me recentre..Sortie de l’eau : j’ai fait 2 km (2032 m exactement), un peu plus que prévu, la même moyenne que St Malo et Feins mes 2 derniers Tri M et S : quelque soit la longueur, je nage à la même « vitesse »(ou lenteur) : 1’48/100m..

Départ du vélo et tout de suite des toboggans dans les bois, ça monte, ça descend, mes sensations ne sont pas super bonnes. J’ai mis mes manchons aux mollets en prévention des crampes, et ça me chatouille déjà..je ralentis. Ma roue arrière fait clac, clac, bizarre, sans doute le crachin de cette nuit..

Enfin quelques lignes droites pour mouliner et prendre un peu de vitesse mais le vent se lève, il est de face..

La circulation n’est pas fermée sur 90 bornes, faut pas rêver, mais pas beaucoup de voitures ce dimanche matin dans la campagne, à part un rond-point où un automobiliste ne veut pas me laisser passer, le signaleur n’a eu le temps (ou l’autorité) de le bloquer..

Un virage avec des graviers casse-gueule, ça passe..

Au fil des km, ça va mieux, le bruit de la roue à disparu et les chatouilles aussi.

Avant l’arrivée, c’est reparti pour des bosses enchaînées les unes après les autres..

Pose du vélo après 2h29 avec près de 1000 m de D+, la région de Plouay où se sont déjà déroulés les championnats du monde de cyclisme est bien vallonnée..ça fait quand même du 35 km/h de moyenne, j’ai limité la casse.

Départ pour la CAP, parcours sur le chemin de halage le long du Blavet, pas de difficultés, 5km Aller/5 km Retour à faire 2 fois et à chaque fois une passerelle d’écluses à passer au dessus du Blavet, sympa..

A peine 300 mètres parcourus et Pacôme Thibault Lopez (futur vainqueur) m’enrhume, il entame son 2e tour (ça veut dire qu’il a déjà fait 10 kil de CAP) je suis à 13 km/h, il est à 18, facile, ne pas se démoraliser..pas de crampes pour l’instant, ravito tous les 3km, je m’hydrate bien, merci les bénévoles, rien à dire sur l’organisation globale..(à part l’absence de toilettes sur le site, toujours à cause de ce fichu COVID..)

Je prends un rythme régulier à 4’30 au km pour essayer de le tenir le plus longtemps possible. J’ai serré mes lacets un peu vite et mes talons d’Achille frottent un peu à chaque foulée, je continue malgré la douleur. Finalement, je tiens la cadence jusqu’à l’arrivé (1h33), même si je n’ai plus de talons d’Achille, si quelqu’un a ça en magasin pour le prochain (pas Antho je crois..) je prends..

4h44 au total, je suis content de ma course, j’ai passée une belle journée, ça rattrape le reste du week-end, pas si galère que ça ..

Je peux savourer ma bière spéciale brassée à l’occasion du Triatbreizh 2021 avec une crêpe bretonne, et ça y en a pas sur label Ironman..

Voici le teaser de l’épreuve

Triathlon S de Feins 18 juillet 2021

3 Triathlètes se sont retrouvés à Feins pour l’épreuve S. Yann nous parle de son épreuve.

David, Benoît et moi, nous nous sommes rendus au Triathlon de Feins sur la distance S. Reprise des compètes pour Benoît et David, répétition générale avant le L du Triatbreizh pour moi.

Un petit tour de vélo (10km) avec David histoire de se remémorer le parcours que je n’ai pas fait depuis longtemps (il s’agit d’un des plus vieux triathlon en Bretagne).

Photo des 3 coutançais avant le départ et départ vers l’arche d’arrivée pour le briefing.

Après le briefing, tout le monde se rend sur la ligne de départ et là le speaker annonce « le numéro 31 est demandé à l’arche de départ »

J’vous l’donne en 1000, le 31 c’est moi !

L’arbitre principal : « vous pouvez pas partir avec vos roues à bâtons, il faut au moins 16 rayons, vous en avez que 12 ! Vous avez d’autres roues ?»

Moi : « hein ! Quoi ! C’est quoi ces conneries ? »

L’arbitre principal : « c’est le règlement FFTRI sur les triathlons avec Drafting »

Moi : « pas au courant, je ne fais jamais de triathlon avec Drafting » (quand je me suis inscrit il n’était pas question de drafting..)

L’arbitre principal à un membre de l’organisation ; « vous avez un vélo à prêter au monsieur ? »

Réponse de l’organisateur : « oui  (Dans ma tête « yes, un avion de chasse avec freins à disques), un VTT ! »

Moi  livide « putain je me suis levé à 5h55 ce matin, un dimanche matin, pour me voir refuser un départ à cause d’un nombre de rayons insuffisants ? La loose intégrale »

Je demande au speaker de faire une annonce pour une paire de roues, Miracle, un monsieur vient me voir en me disant qu’il a une paire de roues en 11 vitesses ! (il est venu encourager sa femme sur le triathlon). Il reste 5 minutes avant le départ. Je fonce vers le parc à vélos, tout ça en combinaison natation et masque Covid obligatoire, il fait déjà 25°c et là c’est le stress pour changer mes 2 roues. Réglage des étriers de freins, ouverts au maximum pour pas que ça frotte avec mes nouvelles roues, et direction la ligne de départ, c’est chaud ! Jamais vécu un départ aussi bouillant ! Mais Ouf, je vais quand même pouvoir partir !

 Le coup de feu est donné pour les 500 mètres de natation et avec 300 concurrents au départ, ça bastonne dur jusqu’à la 1ère bouée (ou plutôt un Optimist, car il faut le rester!). David se fait même passer par dessus par le boulanger du village (véridique), qui fait bien 2 fois son poids..Quand à moi, j’ai du mal à m’orienter, faut dire que mes lunettes sont un peu embuées avec mes péripéties du départ ! Je zigzague mais arrive quand même à la plage de l’étang du Boulet pour récupérer mon vélo avec ses nouvelles roues !

A vélo je rattrape un groupe avec David et me porte dans les 1ères positions en essayant de faire des relais avec d’autres cyclistes. Malheureusement, quand on prend un relais, il n’y a pas beaucoup de volontaires pour tourner et les relais sont parfois longs..

T2 : j’enfile mes chaussures et je pars, en distance sprint, faut pas perdre de temps, chaque seconde compte…sauf que..je me rends compte assez vite qu’il y a un « truc » dans ma chaussure droite.. et là ça fait tilt ! J’ai oublié de retirer un gel « coup de fouet » qui était dans ma chaussure avant le départ..Ma chaussure droite HOKA ONE ONE Carbon Rocket, se transforme en Asics Gel Meltonic, nouveau concept ! je décide de finir les 5 bornes comme ça, avec le gel sous le pied, si je m’arrête je perds des places !

Au demi tour , je vois David qui m’encourage ! Il m’apprend plus tard qu’il avait des crampes pendant la partie vélo, avec toutes les relances à effectuer (c’est le lot des courses avec Drafting, ça roule comme des cyclistes..). Quand il est parti en CAP, il n’avait pas son gobelet offert par l’organisation, et donc pas de ravito en eau possible (Covid oblige). Il a bâché ! Pour ma part, je suis parti sur le 1er tour avec une petite bouteille d’eau de 500 ml, c’est encombrant pour courir mais au moins je peux m’hydrater et éviter de serrer le moteur…

Au final un temps de 1h06, faut dire que le temps vélo (40km/h) est canon, je ne fais pas ça en solo..35e sur 260 partants et 2e vétéran (derrière un petit jeune, un V1..) Content de cette journée.

L’après -midi, on se repose (surtout David), en regardant le triathlon M, support des championnats de Bretagne. Suspens jusqu’au bout et le retour de Yann Guyot/St Grégoire (1er du S le matin ! en préparation pour le Triathlon L de l’Alpe d’huez) qui ne réussira pas à rattraper Mathieu Hubert/Rennes Triathlon, du beau spectacle !

Moralité de cette journée : chaque course est différente, et même sur un « S », on a toujours des choses à apprendre !

Le Tour du Roc par Olivier

Il fait parti des sportifs prêt à relever des défis… Olivier nous livre son CR. Bonne lecture !

Désespéré par ma nage lors du Surviv’Orne 2019 (où j’avais envisagé de jeter l’éponge lors de la sortie à l’Australienne…), alors que j’avais eu le sentiment d’avoir bien progressé à l’entraînement. Quelques jours après, je décidais de m’inscrire au tour du Roc 2019, mais les inscriptions étaient déjà closes.Ne lâchant pas mon objectif, je me réinscris dès le début de l’année 2020. Le Covid, aura empêché les organisateurs de pouvoir maintenir l’épreuve l’an dernier (et nous de nager en piscine), et nous a proposé de reporter notre inscription à 2021.Voyant les conditions sanitaires rester moroses, je ne pensais pas voir l’épreuve 2021 avoir lieu…Mais dès que les conditions l’ont permis je suis retourné nager en mer, les piscines étant toujours fermées à cette époque. Et il y a 1 mois et demi un mail de l’organisateur confirmant l’organisation de l’épreuve pour le 17 juillet.
Du coup je consacrais mon temps libre à la nage en mer, en faisant seulement des sorties longues. Je me dis qu’avec 2 mois d’entrainement ça va être compliqué mais faisable si je vais à mon rythme. je réalisais plusieurs sorties de 4 à 5km…
Hier je me présentais à l’heure indiquée par l’organisateur, cela fait drôle, de ce dire que l’on va traverser le port à la nage, alors que le port est entièrement sec…
La marée faisant son œuvre, la mer arrive, le jury prend la température de l’eau, elle est annoncée à 19.5°. Le speaker annonce fièrement que l’on va nager en maillot de bain pour cette édition!  Et comment dire je n’étais pas ravi du tout de la nouvelle… Un de mes voisins qui devait avoir le même sentiment fonçait voir le speaker et celui-ci reprenait la parole pour nous annoncer que l’on pourrait nager en maillot ou en combinaison! Le soulagement se lisait sur les visages de mes voisins, je n’étais pas le seul à être inquiet…J’entendais mon voisin dire à la journaliste de Ouest France qu’il avait 64 ans et participait à sa 9è édition, et qu’il espérait mettre 1h20 pour faire les 5km (je ne lui ai pas dit que j’espérais juste être classé en mettant moins de 2h…). Nous sommes tous regroupés pour le briefing de course et là grosse erreur de ma part, je me mettais sur le coté et ne voyais rien du plan A4 montrant le parcours,  je me dit que je suivais mes prédécesseurs, ayant conscience que j’avais rien à faire en tête… Je connaissais bien les lieux pour avoir passé mes 30 premières années à Granville, grossière erreur! Le responsable nous parlait d’une bouée de 3m de haut que l’on ne pourrait pas rater, et qu’il fallait la passer en moins de 2h00 pour être classé. Ensuite, l’organisation nous accordait une heure maximum pour franchir la ligne d’arrivée. J’avais donc 3h00 maximum pour franchir la ligne d’arrivée, cette nouvelle me soulagea un peu, je n’avais plus le stress du chrono. Mais j’étais venu pour faire moins de 2h00.
Nous rejoignons la cale servant au départ, et je me retrouve au côté d’un nageur autant nageur que moi… qui parle fort pour se rassurer, et dit à qui veut bien l’entendre qu’il espère mettre entre 2 et 3h… Je me dis que j’ai trouvé un collègue de “galère”, une chance il a une combi avec des manches orange fluo je pourrais le repérer si on est pas loin…Ma petite famille est venue m’encourager pour cette épreuve!
J’aperçois Christelle et sa petite famille venu m’encourager, Le stress monte en voyant les champions autour de moi, je fais quelques mètres d’échauffement symbolique…
Les miss Granville et le Maire viennent donner le départ, par modestie je laisse plonger les nageurs pressés puis “plonge” avec ma grâce habituelle dans l’eau, je traverse le port en crowl polo, il y a trop de monde autour de moi pour poser ma nage, et durant cette traversée, je suis gêné par les jambes des nageurs que je rattrape (oui vous avez bien lu!!) Heureusement mes lunettes prennent l’eau dès la sortie du port je fais une pause pour les vider et repartir à l’assaut du loup (1è bouée directionnelle) ceux que je rattrapais passe la deuxième et partent en éclaireurs. J’aperçois mon collègue aux manches fluo sur ma gauche, je suis rassuré  de voir qu’il reste plusieurs nageurs derrière moi. Je contourne le loup au plus près de la balise, puis nous partons à l’assaut de Fourchie. Le courant est modéré mais les vagues commencent à nous faire face. je respire à droite pour regarder le littoral et voir mon avancement. Mon collègue aux manches fluo  passe au large et je le perd de vue… Je me retrouve soudainement au niveau du Roc  à voir le même paysage à chaque respiration, je fais du sur place face au courant, la houle grossie ,une gentille kayakiste vient à moi. Me demande si ça va, elle restera à mes côtés jusqu’à l’arrivée et sera mes yeux…Je fais des pauses régulière pour vider mes lunettes sinon, tout va bien je finis par franchir la balise et passe le Roc, Mon accompagnatrice me dit de longer la côte, ce qui me semble logique car je suis venu pour faire le Tour du Roc, pas pour aller an Bretagne ou à Chausey. Je regarde ma montre, ça fait 1h00 que je suis parti, le casino est en vue je pense faire un bon chrono. Quand soudain mon accompagnatrice m’annonce tu dois passer la bouée là-bas m’indique-t-elle en montrant la direction du Nord! Mais avec le clapot formé je ne vois que la bouée suivante tous les 100 m  qui ne fait pas les 3m annoncé… Où est -elle cette fichue bouée???
Je poursuis ma route tournant le dos à l’arrivée que je croyais si proche… m’arrêtant régulièrement pour vider mes lunettes.  Le courant lui continue de me faire face depuis le Loup, J’enchaîne les bouées quand soudain j’aperçois  grâce à une vague qui me hisse plus haut que les autres la fameuse bouée de 3m de haut, enfin vu d’où je suis elle fait 10 cm de haut… Le temps file, j’ai l’impression que la bouée s’éloigne à chaque mouvement de bras. Je regarde ma montre 1h20, je me concentre sur ma nage, vais chercher loin et pousse loin, je me dit que mon voisin retraité à du arriver… Doucement je m’approche de la fameuse bouée, je vois le bout qui la retient au bateau de l’organisation être presque tendu, ça me rassure, le courant est bien présent ce n’est pas que moi qui suis totalement nul…Je contourne la bouée sous les encouragement de l’organisation, je suis rassuré! Ils  ne m’arrêtent pas je suis encore dans les délais, à force de vider mes lunettes j’ai les yeux “irrités” et je ne vois plus grand chose… Un jet ski de l’organisation vient me féliciter et m’annonce: va droit sur le casino et tu contourneras le plongeoir et c’est l’arrivée pour toi.Ils sont TOP ces bénévoles. Ma kayakiste ne me quitte pas, le courant est enfin favorable, je nage vers ce qui me semble être le casino tout est un peu  flou… je voudrais accélérer mais mes épaules sont fatiguées.
Soudain le jet ski revient vers moi et  me dit de tourner  vers l’arche bleue! Quel soulagement, mais où est elle cette arche, je n’en ai aucune idée je ne la voit pas du tout…D’ailleurs le plongeoir à du être démonté le temps que je passe car je ne l’ai vu un seul instant… Ma kayakiste me dit de tourner car je suis passé à coté du couloir d’arrivé, je vois une corde avec des bouées juste à côté de moi je demande l’autorisation de passer sous la corde, et “fonce” tout est relatif, vers l’arrivée.
Je tape la plaquette d’arrivée en 2h 02′ 15” Ravi et déçu…Ravi de l’avoir fait vu mes qualités de nageur ce n’était pas gagné, je partais de presque 0 en arrivant au club.Mais déçu pour 2 min et 15 sec, même si avec seulement 2 mois d’entrainement  ce n’est pas si mal… Mais ça laisse un goût d’inachevé.
Du coup,  je peux dire que c’était une super épreuve et que je vous encourage tous à la faire, si moi je l’ai fait vous pouvez le faire!!!!Il est probable que l’an prochain je sois encore au départ de l’épreuve pour passer sous les 2h…Merci à ma famille  et à Christelle( et sa petite famille) pour les encouragements et les félicitations.
Et toutes mes excuses à mon fils qui s’est inquiété lorsque le speaker à annoncé que les derniers nageurs arrivaient et que moi je nageais encore loin des regards…

Le Surviv’Orne vu par un arbitre et un triathlète Coutançais

C’est dans un contexte particulier que les Coutançais participent aux premières épreuves : la période sanitaire et la disparition de Franck.
Voici les comptes rendus d’Olivier (avec la présence de Jean Pierre Gicquel), vêtu de noir et blanc et de Jean Baptiste en tri-fonction pour son premier M.
Bonne lecture !

Le Surviv-Orne ce n’est pas si dur…
Ce week end, avait lieu le Surviv’Orne à la Ferté Macé. Ça doit rappeler des souvenirs à nombre d’entre nous… Samedi, la famille Herveic a représenté le club sur l’épreuve enfant. Et ce dimanche le club était représenté en force… 3 athlètes de premier choix ont représenté le club  ( 1 athlète, et 2 arbitres mais sur un malentendu ça doit pouvoir passer inaperçu…LOL).
Le Club de la Ferté Macé avait une fois encore organisé de main de maître une trés belle (et sélective) épreuve. Mais en ayant eu les autorisations que la veille de l’épreuve  cela a dû être stressant pour les organisateurs.
Pour ma part, j’ai commencé par  l’accueil des participants dans le parc à vélo pour le triathlon L et M (sur cette dernière, j’ai eu la joie de voir une tête connue de nous tous: un certain JB…qui était souriant et content d’être là) et Jean Pierre Gicquel qui débutait là sa carrière d’arbitre, aura assuré les départs natation et contrôles des lignes de montées descente vélo . Personnellement j’ai assisté au départ des courses L et M. Certains devaient être attendu à manger… car ils allaient très, très vite dès la natation. Lors du départ vélo sur le M on aura assisté à de belles cabrioles: Le premier sorti de l’eau essayant de faire une roulade avec son vélo, et un autre en essayant d’enfiler ses chaussures finira enfilé dans les barrières.
Puis j’aurais eu la chance de suivre la 2ème moitié des concurrents du M  en moto et honnêtement c’est beaucoup plus facile comme ça, qu’en vélo, je vous le conseille…LOL Cela aura été l’occasion de pouvoir encourager JB plusieurs fois.
Ensuite nous changeons de rôle je me retrouve à la mise en conformité à 200m de l’arrivée et Jean Pierre lui sera à l’arrivée.Mon poste me permettant d’encourager JB qui définitivement ne devait pas être attendu à manger… Il finira au courage, avec un sourire à chaque passage. Bravo à lui!!!En qualité d’ancien finisher je me souviens combien cette course est dure!!!Juste une pensée, lors du passage dans les bois où mes boyaux m’avaient contraint à m’arrêter en 2019, et où en sortant il y a 2 ans j’avais croisé  “Franck” mort de rire en me voyant sortir des bois en pleine montée…en pensant sûrement à la recherche de champignons chère à Stéphane…
Olivier

Celui de Jean Baptiste

Ce dimanche 4 juillet 2021 il y avait deux options… La première était celle de profiter de ce premier week-end de vacances en faisant la grasse matinée et d’aller ensuite profiter des éclaircies en bord de mer. La seconde était de se lever à 6h du matin et de faire 1h45 de voiture pour se rendre dans l’Orne à la Ferté-Macé sous la pluie et participer au Triathlon M dont le nom « Surviv’Orne » n’évoque pas franchement une partie de plaisir. Bien entendu j’ai choisi la première option…

J’arrive vers 9h30 et me gare dans un véritable champ de boue. La préparation n’a pas été aisée car après avoir failli perdre deux fois mes chaussures dans la boue il a fallu tout faire dans la voiture (se changer, préparer tout le matériel et même gonfler les pneus dans le coffre de la voiture).

C’est en portant mon vélo à la main et après avoir réalisé un pas de danse involontaire à la suite d’une glissade dans le sous-bois que j’arrive à l’entrée du parc à vélos. J’aperçois Olivier qui contrôle l’entrée dans le parc et ça remonte aussitôt mon moral de voir une tête connue ! Les averses se succèdent et j’attends patiemment que mes chaussures soient complètement trempées avant même que le départ soit donné (les sacs plastiques étaient formellement interdits, objectif zéro déchet et zéro plastique). Merci Jean-Pierre de m’avoir donné les infos et les quelques mots échangés m’ont permis de ne pas trop stresser.

Le briefing est court ainsi que l’échauffement dans le lac. L’eau n’est ni salée ni chlorée… étrange sensation mais on flotte c’est le principal. Il est temps de rejoindre la plage et de s’aligner sur la ligne de départ. Je trouve une petite place dans la deuxième ligne. Ça y est le départ est enfin donné, c’est parti pour les 1500 mètres de natation. Œil pour œil, dent pour dent, je reçois un coup de poing dans le nez, je le rends en déboitant la mâchoire du triathlète qui me suit depuis le début et qui essaye de m’empêcher de battre des jambes… Les bouées s’enchaînent et la première boucle de 750 mètres se termine, il faut repasser par la case départ et courir sur la plage avant d’entamer la seconde. Le rythme est trouvé et les sensations sont bonnes, les bouées sont bien visibles c’est appréciable. On entre dans la dernière ligne droite, je suis bien dans l’axe de la bouée quand un triathlète me barre la route en arrivant de la droite, puis quelques secondes plus tard une seconde fois de gauche à droite, je m’arrête pour l’encourager d’un « C’est bon là !? » ce qui ne sert strictement à rien mais ça défoule et je le laisse louvoyer un peu plus loin. Je termine les 1500 mètres en 25’ 49’’ à la 39ème place au général et 8ème de ma catégorie.

La première transition n’est pas rapide, il faut que je reprenne mon souffle et que je ne fasse pas de bêtises. C’est parti pour les 41 km de vélo dans la forêt domaniale des Andaines. Malgré le beau parcours les sensations sont mitigées entre les averses, le vent, le dénivelé d’un peu plus de 600 mètres et des chaussures trempées. Les jambes ont du mal à appuyer sur les pédales malgré les encouragements d’Olivier qui me dépasse à moto. Une petite faute d’inattention dans un virage assez serré et c’est la sortie de route les freins ne répondant plus… Plus de peur que de mal je garde l’équilibre dans l’herbe et retrouve la route, pas le temps d’aller chercher des champignons ! Juste derrière moi la triathlète a pris la même trajectoire, il faut être prudent sur ces routes détrempées. J’ai surement laissé quelques plumes pendant la natation et je me fais doubler régulièrement. Je reste calme car l’objectif n’est pas le chronomètre mais de terminer ce premier triathlon distance olympique. 1h27 et 53 secondes plus tard j’aperçois la ligne d’arrivée et pointe à la 112ème place et 47ème de ma catégorie.

La seconde transition se passe bien et je pars à l’allure prévue pour les 10 kilomètres de course à pied après avoir enfilé mes chaussures trempées. Il y a deux boucles de 5 kilomètres à faire sur le sentier qui longe le lac et un petit aller-retour sur la route. Mais ce que je craignais arrive et les crampes se font de plus en plus présentes. Je suis obligé de m’arrêter régulièrement le temps de pouvoir contrôler à nouveau mes deux poteaux… Des trombes d’eau nous tombent dessus et les côtes à pratiquement 8% ne me facilitent pas la tâche. Olivier ne cesse de m’encourager, ça fait du bien. La ligne d’arrivée se profile au loin et je donne ce qui me reste d’énergie pour terminer ces dix kilomètres en 1h02’41’’.

Il m’aura fallu 3h et 5 secondes pour boucler ce premier triathlon M non sans peine (129ème sur 177 et 53ème catégorie vétéran sur 68).

 Franck m’a accompagné de la ligne de départ à la ligne d’arrivée et c’est pour lui et pour mon papa parti lui aussi bien trop tôt un 4 juillet que je me suis levé si tôt ce dimanche matin et que j’ai choisi la deuxième option…


Reprise des compétitions : Yann et Mathilde sur le pont

Voici le CR de Mathilde

« Récit d’un premier triathlon: 

Sous une chaleur « écrasante » de Bretagne (27 degrés attention !) j’ai réalisé mon premier triathlon M en compagnie (du moins au début) de Yann Hervéic.

C’était une super expérience riche en sensations fortes !

Partir à 400 personnes dans l’eau n’a pas été simple puisque la natation était l’épreuve que je redoutais. j’ai réussi tant bien que mal à faire mes 1500m à côtés de lions/lionnes qui me nageaient dessus… 

Une fois sur la terre ferme, quel bonheur, 1ère épreuve réalisée ! Je cours récupérer mon vélo, je me change bien trop lentement… et me voilà reparti pour 41km.

Un terrain plutôt plat mais parsemé de plots et de quelques virages serrés, pas simple pour une première 😅

Après ça, me revoilà dans le parc à vélo, je me chausse, pars avec mon casque (oui oui je l’ai oublié), reviens dans le parc, ressors … 

L’épreuve de course à pied était assez difficile mais nous avons pu profiter de quelques panoramas splendides 😉

Finalement, c’était une belle première épreuve, où je me suis donnée à fond, un avant goût de ma prochaine épreuve en juillet prochain! »

Celui de Yann

Rendez-vous à St Malo pour le 1er triathlon depuis….pfou je me souviens même plus du dernier que j’ai fait..Je voulais m’inscrire sur le S pour une reprise mais un départ à 9h, ça fait vraiment se lever de bonne heure un dimanche matin, même si mes parents habitent à 4 km du départ..

En attendant l’ouverture du parc, je lézarde au soleil en me disant que les batteries vont se recharger, alors que les granvillais en face de moi (ils sont une bonne dizaine), ont choisi une autre tac-tic, attendant à l’ombre derrière un mur. Au passage, en discutant avec Valérie (Granville Tri), elle m’apprend que le parcours à vélo à changer. Au lieu de faire 2 boucles de 20 km avec 5 km « neutralisés » et dépassement interdits à cause de la route trop étroite, les organisateurs ont décidés de faire 5 fois la boucle de St Coulomb au bout du parcours vélo.

Mathilde arrive (enfin!) et nous sommes 2 Coutançais côte-cote dans le parc, c’est pas comme St Grégoire Triathlon (nouveau Club de Véro) qui occupe toute une ligne du parc, mais on se sent moins seul !

Dans le parc, un arbitre vient nous dire que les sacs au pied du vélo sont interdits. OK mais qu’est-ce que je fais de mon sac ? Pas de zone « sacs »COVID oblige. Mon voisin de parc me propose de le mettre dans sa voiture. Nous voici parti pour un footing d’échauffement en plein cagnard, il a du mal  àretrouver sa voiture. On se donne nos numéros de portable pour que je récupère mon sac à la fin de l’épreuve (sauf que mon smartphone il est dans le sac qui est dans la voiture du gars…)

Bref, départ en rolling start, une première pour moi, et là on se retrouve dans la combi avec un bonnet + un masque en plein cagnard à faire la queue en attendant notre tour ! Autant dire que le plongeon dans la mer est bienvenu, dans une eau à 15°c et  c’est parti pour 2 tours avec sortie à l’australienne. Mer calme et transparente, c’est mieux que par Tcheu nous. Pas mécontent de ma nat (1:48/100m) surtout avec le manque d’entraînement piscine cet hiver.

Départ du parc à vélo en pente, j’ai choisi de mettre mes chaussures de vélo sur les pédales avec des élastiques, craignant de faire de la patinette avec les cales dans la montée à la sortie du parc. Erreur ! Malgré les répétitions dans le jardin où ça marchait pas trop mal, c’est la cata, mes élastiques pètent avant que je monte sur le vélo (là aussi départ en légère pente), je perd une chaussure, les spectateurs me disent « t’as perdu ta chaussure » (j’avais pas vu, bref, le skech ! je fini par mettre mes chaussures par terre en tenant mon vélo et à partir tant bien que mal ! T1 À revoir ! Il paraît que je n’étais pas le plus ridicule !

Le vélo se passe bien, je dépasse pas mal de monde, je décompte les tours et au 4e je suis à 29 km, alors qu’au briefing on nous a dit de « redescendre » vers l’arrivée au km 33. J’hésite, je refais un tour (environ 5km), c’était bien ça. Départ pour la CAP avec les encouragements de mon fan club (la famille quoi), et là je me rends vite compte qu’il va falloir gérer : il fait chaud, ça monte, ça descend, on monte des marches d’escaliers, on court sur le chemin des douaniers, terrain sableux, rocailleux, et 1 seul ravitaillement (petite bouteille d’eau). Il y a à peine 9km, mais plus difficile  que 10 km plat, pour moi qui n’aime pas les montées.

Enfin arrivée en 2h22, soit 26 minutes après le vainqueur, Yann Guyot, ancien champion de France Cycliste amateurs, reconverti au triathlon avec un sacré palmarès (dans les 2 disciplines) : le Triathlon rend humble !

Mathilde arrive un peu derrière moi, elle a bouclé son 1er M Officiel, et brillamment (3e dans sa catégorie d’age).

Bref une 1ère épreuve qui s’est bien passé, alors que je redoutais des accidents à vélo lors de ma reconnaissance la veille au soir en voiture  (route en mauvais état, nids de poule, virages dangereux, dos d’Ane etc..) mais le changement de parcours a été salutaire. Un soleil radieux, on ne va pas s’en plaindre même s’il nous a fait souffrir en CAP. Ça fait du bien de remettre un dossard !

Petit malaise toutefois en voulant récupérer mon sac, le briefing disait ouverture du parc à 16h30 pour récupérer les vélos (en fait il ne fallait surtout pas avoir suivi le briefing en visio 1 semaine avant, tout a été chamboulé la veille !). À 16h le parc est déjà ouvert, et mon voisin de parc a déjà récupéré son vélo. Finalement je le croise en allant voir si sa voiture est toujours là et je retrouve mon sac avec porte-feuille, smartphone, etc, tout est bien qui fini bien !

Travail d’enchaînement

Ce matin, Christelle, Mathilde, Max, Christophe, Laurent, Olivier (collègue de Max) et moi étions à Vaudrimesnil pour un entraînement duathlon.

Max avait concocté un joli programme avec fléchage au sol svp, un circuit cap de 4.3 km et 16 km de vélo à réaliser 3 fois.

Un premier enchaînement cap/vélo groupé pour l’échauffement et ensuite chacun à son rythme pour continuer l’aventure…

Au début du 3 ème enchaînement cap, nous avons eu la visite de Steph qui passait par hasard en vélo pour nous encourager ….à aller plus vite 😏

On ne fera pas la troisième boucle à vélo, préférant accepter le petit réconfort offert par Nilda et Max, un sans-faute pour l’organisation, merci Max !!

Un grand merci aussi à Geoffroy Lelièvre, un cycliste d’un autre genre bien connu dans la région, qui a improvisé un parc à vélo dans son jardin.

Franck

Objectif : 5 kms

Mardi matin, Hugo, David, Yann et moi avions rendez-vous à la plage de Montmartin pour accompagner JB pour une sortie course à pied. Sous un soleil radieux et une température agréable,  objectif 5 km sous la barre des 23 mn pour JB. A l’arrivée, petite gourmandise dont JB a le secret en guise de réconfort.Merci JB pour cette initiative, à reconduire dès que possible.

Franck

Le Home Trainer

Cyclisme virtuel, Zwift et autres applications pour faire du vélo toute l’année

Nous sommes plusieurs du club à faire du vélo avec un home-trainer connecté, surtout en période de météo pourrie comme en ce moment. Le principe est simple, votre home-trainer dialogue avec votre PC et lorsque ça grimpe, la résistance augmente. A partir de là, les applications rivalisent d’ingéniosité pour vous faire pédaler dans des paysages imaginaires ou réels. Tour d’horizon des « Set-up » des membres du club.

C’est parti !

Mathilde (aussi bavarde à l ‘écrit que sur le vélo) :

Salut Yann,

Comme promis un petit texte sur mon expérience sur HT et sur Zwift:

J’ai reçu pour mon anniversaire un home trainer de la marque Elite (encore merci à mes amis, ma famille, mon copain!). 

Il m’a fallu beaucoup de temps avant de le paramétrer correctement (quelques soucis de réglages) mais une fois le vélo bien ancré et l’application zwift installée me voilà sur des terres inconnues ! Oui car sur Zwift on peut presque faire tout ce qu’on veut tant qu’il s’agit de rouler ! Entre les séances spécifiques de force, de rapidité, et les sorties avec dénivelé ou sans il y a du choix ! J’ai installé au tout début mon HT dans le salon, au chaud pour l’hiver…. mais je me suis vite rendue compte que ça n’allait pas être tenable ! Je l’ai donc déplacé dans le garage, au froid !

Maintenant c’est vélo en tee shirt-short, garage ouvert et j’arrive malgré tout à former une mini piscine sous le vélo … le ventilateur c’est pour bientôt !! 

Zwift est une application bien connue des cyclistes. Grâce aux triathlètes du club de Coutances et de Saint-Lô, on se retrouve certains dimanche pour rouler ensemble ! A vrai dire je suis rapidement (très) loin derrière mais ça permet de remplacer le temps du confinement et du mauvais temps nos anciennes sorties vélo ! 

Le HT connecté offre des entraînements de qualité. Je trouve que les séances passent étonnamment vite bien que je reste toujours dans mon garage haha ! 

Cependant, un défaut majeur est l’impossibilité d’avancer sans pédaler. Sur la route, on peut se dégourdir les jambes lors des descentes par exemple, sur mon HT, ce n’est pas possible ou en tout cas la sensation n’est pas la même! 

Résultats des comptes j’ai mal aux jambes constamment…. ??
Ci dessous quelques photos ! ça se voit pas mais je suis bien trempée là !

Merci aux autres cyclistes virtuels de nous faire un petit retour de leur set-up et impressions (pas obligé d’en faire des tartines comme Mathilde…)

Voici celui d’Anthony :

Cela fait 2 ans que je pratique le vélo sur place. Ajoutons à cela, le confinement, la COVID, la météo, font que j’y passe pas mal de temps. Pour faire simple, depuis que nous sommes confinés, je n’ai jamais autant voyagé !

En terme de matériel, j’ai été équipé d’un Elite Direto puis maintenant d’un Wahoo Kickr Core. J’ai testé pas mal d’applications, et j’ai jeté mes deniers sur Rouvy. Car oui, cette pratique peut faire voyager mais fait aussi valdinguer le compte en banque. En plus du home trainer, il faut prévoir l’attirail pour protéger le vélo des litres de sueur, prévoir un tapis pour contenir cette même substance, et enfin l’application. Car beaucoup de HT en sont dépourvus et il faut passer par un abonnement. Il faut mettre en perspective ces coûts par rapport à la sécurité, à la météo, et aux jours de plus en plus court.

En terme d’application, j’utilise l’application Rouvy car je prends beaucoup de plaisir à parcourir les routes et sentiers dans les Alpes et quelques fois ailleurs sur la planète. De temps en temps, je fais des courses en ligne avec de beaux paysages qui ne sont pas raccords avec ma salle de torture… euh de sport. Il y a une petite communauté française qui se met en place mais nous sommes bien loin de la fréquentation de Zwift, ce qui me convient bien.

En conclusion, ceci est certes un bon moyen de pratiquer mais c’est aussi un bon moyen de se cramer. Ce qui vu le manque d’objectif, n’est pas si important. Ma réflexion actuelle se porte sur la structuration de mon entrainement et d’autres applications existent. Le marché est important tellement le nombre de pratiquants à explosé ces derniers mois !

Si vous souhaitez des infos sur les applications et sur le matériel, n’hésitez pas à me demander.

Celui de Yann :

Le père Noël m’a amené un HT Connecté en décembre 2018. J’en avais commandé déjà en 2017, mais problème, le réseau n’arrivait pas dans mon garage, j’ai mis un an à obtenir du réseau grâce à une prise CPL (courant porteur) dans ma « pain cave », après plusieurs essais infructueux.

J’ai essayé quelques applis gratuites au début (Kinomap, Rouvy, Suferfest) mais j’ai vite « accroché à Zwift. Depuis, j’ai fait environ 8500 km virtuels sur Zwift (niveau 34) environ 6000 km cette année avec (grâce au) le confinement.

Sur Zwift, il y a des courses (chacun pour soi), des « social ride » (sortie en restant en groupe), des « work-out » (exercices), plusieurs mondes, du plat, du dénivelé, des KOM (record sur un segment, des sprints, bref, c’est assez varié et perso, je m’ennuie rarement..Je me suis aussi consacré plusieurs soirées à monter des cols pour obtenir le « Tron Bike », un vélo que l’on obtient après avoir monté 50 000 mètres de D+.., comme un fou le jour où tu décroches le Graal..comme un gosse à Noël..

Bref maintenant je suis mordu et je connais bien Zwift, du coup j’essaye de répondre aux questions des novices et j’organise aussi des Meet-up (sorties groupées sur invitation).

 Beaucoup de coureurs pro et de triathlètes connus roulent sur Zwift, c’est cool (déjà  roulé avec Vincent Luis par exemple..).

Mes meilleurs souvenirs : après une séance de 2h, je franchis le niveau 12 et là je peux accéder à l’Alpe de Zwift (réplique exacte de L’Alpe d’huez). J’me dis tiens on va voir comment qu’c’est là haut.. 1 virage, 2 virages, j’me prends au jeu, têtu comme un breton, j’décide d’aller au bout des 21 virages, plus rien à boire, j’arrive au haut de l’Alpe content mais en hypo totale, en descendant du vélo je voyais des étoiles partout..

Autre souvenir, sortie avec Jan Frodeno (Champion olympique courte distance et plusieurs fois champion du monde Ironman à Hawaï), qui avait décidé de faire un Ironman confiné : 3,8 km de nat dans sa piscine à contre-courant, 180 km sur Zwift et Marathon sur Zwift également (et oui on peut courir sur Zwift aussi..). 180 km donc avec lui, mais on n’a pas le même niveau, fallait s’accrocher, on n’était beaucoup au départ mais beaucoup moins  à l’arrivée (4h15). J’étais même en réunion du club en visio ce jour là ! Quelques échanges avec Jan en roulant (car oui on peut envoyer des messages tout en pédalant)et j’avais un nouveau pote (virtuel) !

L’avantages avec ces applis  c’est qu’on peut pédaler toute l’année en sécurité, pas de risques de chutes ou d’être renversé par une voiture, et ça c’est pas négligeable ! Pas d’entretien du vélo à faire, il reste propre ! Ça évite aussi de faire une coupure trop longue entre l’automne et le printemps et de faire une bonne prépa hivernale. Mais bien évidemment, ça vaut pas une vrai sortie « in Real Life » par 25° sous le soleil !

Par contre,c’est payant (15 euros/mois) et faut faire gaffe, on a vite fait de se  cramer à faire des courses, KOM, sprints et même Meetup avec les copains où on se tire la bourre : attention à ne pas arriver au mois de mars déjà sur les rotules !

Mon set up : HT Elite Direto, PC + Ecran 104 cm en HMDI, ventilateur 3 vitesses, JBL pour la musique, étendage avec serviettes à portée de main, support de smartphone entre les prolongateurs, sacoche de réparation sous la selle, casque aéero (repeint au couleur du club) pour aller plus vite dans les descentes…

La pain cave de Victor Campenaerts, recordman du monde de l’heure

et un petit lien pour ceux qui débute sur Zwift

Celui de JB !

C’est grâce au premier confinement que j’ai découvert le home trainer connecté, il fallait trouver un moyen de s’évader un peu et de rendre la pratique du home trainer ludique car il faut bien l’avouer pédaler sur place en intérieur n’est pas des plus agréable.

Ma pratique du home trainer est réduite au minimum, il faut vraiment que les conditions climatiques soient rudes ou alors être contraint de rester chez soi à cause d’un confinement. Je préfère largement pédaler deux heures dehors dans le froid qu’à transpirer une heure dans un milieu clos !

J’ai pu tester quelques applications afin de rendre l’exercice plus amusant comme :

– My E-Training : l’application fournie par la marque Elite. Un peu austère mais très pratique pour réaliser des tests FTP mais surtout créer des parcours pour ensuite les faire à vélo en tenant compte du dénivelé. J’ai ainsi pu faire les reconnaissances des triathlon de Carentan et de Saint-Coulomb depuis ma buanderie. A ce sujet je suis loin des set-up des meilleurs Zwifteurs ! Je roule dans ma buanderie avec un petit ordinateur portable mais j’ai l’immense privilège de pouvoir rouler à côté de mon fidèle compagnon de route, j’ai nommé le sprinteur Allemand Siemens qui a une sacré cadence de pédalage avec un essorage à 1400 tours/minute !!!

– Kinomap : découverte grâce à la FFTri (qui a donné l’accès gratuitement pendant le premier confinement à tous ses licenciés). Avec des milliers de vidéos à travers le monde entier j’adore rouler depuis chez moi dans des paysages réels. Je m’amuse à retrouver des lieux où j’ai déjà roulé comme le col de l’Iseran.

– Zwift : la plus connue mais avec laquelle j’adhère le moins… Le concept façon jeu vidéo et l’incitation à rouler trop vite (classements, kom etc.) ne me correspondent pas. Par contre c’est génial de pouvoir rouler à plusieurs et de pouvoir discuter ensembles grâce aux Meetup organisés par Yann pour les triathlètes du club !

Avec toutes ces applications pour home trainer connectés, l’entrainement est beaucoup plus ludique, le temps passe plus vite et c’est très pratique pour réaliser des tests (FTP, PMA…) et des séances de fractionnés bien calibrées grâce au capteur de puissance. C’est l’idéal aussi pour travailler la technique car on peut facilement fermer les yeux pour se concentrer sur les sensations et ça sur route c’est impossible ! L’aspect sécurité est bien évidemment un gros plus pour l’entrainement sur home trainer.

 

Le Natureman

Voici les comptes rendus de Matthieu et d’Anthony, sur cette épreuve. Bonne lecture !

Ce week-end nous participions avec Anthony au triathlon L du naturman dans les gorges du Verdon.L’aventure commençait pour nous jeudi matin avec un départ gare de Rennes direction aix en Provence et une grosse frayeur de dernière minute puisque nulle trace de vélos enregistrés sur nos billets de train. Tout s’arrange finalement puisque le vélo démonté et rangé dans la belle housse que Stéphane nous a gentillement prêté est considéré comme un simple bagage et ne nécessite rien de particulier. Récupération d un véhicule à la gare de Aix dans l’après midi et direction le gîte. Les heures passent et le sujet des 2300 mètres de natation revient bizarrement fréquemment dans la bouche de mon compère qui nourrit visiblement quelques sources d’inquiétude.La météo se gatte dès jeudi soir avec les premières averses et coups de vents qui ne sont pas vraiment prêts de s’arrêter. La tempête est bien là toute la nuit et le lendemain c’est encore pire: le ciel nous tombe littéralement sur la tête sans discontinuer. Notre petite virée vélo prévue tourne court remplacée faute de mieux par une bonne séance canapé télé. Nous nous décidons finalement à sortir de nos 4 murs pour braver les éléments et rejoindre essuis glaces à fond le village départ pour retirer nos dossards. Là bas quelques indices laissent deviner qu’un événement se prépare mais on est loin de la fête de village et de l’effervescence qu’il doit  y régner les autres années. Il pleut il pleut et il pleut encore, tout est trempé et l’ambiance n’est pas vraiment propice à déambuler dans les petites rues.Dossards en poche nous décidons de ne pas succomber aux charmes des seules distractions du coin à savoir la visite du musée de la faïence et la boutique du tourneur sur bois mais optons pieds trempés pour un repérage dans notre voiture amphibie du parcours vélo avec quelques belles montées à avaler. Nous sommes accueillis en haut du petit col à gravir par une bête sauvage traversant furtivement la route qui s’avère être un loup ce que nous confirmera le propriétaire du gîte.Finalement la journée touche à sa fin et on a toujours autant de mal à croire la météo qui n’en démord pas qu’il fera beau demain.
Enfin samedi matin, la tempête n’a cessé qu’au milieu de la nuit et pourtant le miracle a bien lieu : il fait 7 degrés mais le ciel est dégagé et la route presque sèche .Nous rejoignons masqués le parc à vélo et attendons chaudement vêtus que le départ arrive. Pour raisons sanitaires le départ natation se fait non pas tous ensemble mais par vagues de 50 nageurs avec lâché toutes les 30 secondes juste après avoir pris soin de retirer son masque ce qui est quand même plus pratique pour nager.Je fais un dernier adieu à mon ami qui n’est vraiment causant et semble quelque peu stressé par le défit qui l’attend et que visiblement il ne retentera pas de sitôt. Le parcours natation est un triangle de 2300 m allant chercher le milieu du lac. L’eau est limpide et surtout étonnamment bonne ce qui me rassure immédiatement sur le fait de ne pas revivre la cryogénisation de la Ferte-Macé. La première bouée se profile enfin mais j’ai déjà 1200 m au compteur alors qu’elle est annoncée à 800 ; j’ai encore du voyager un peu partout histoire de personnaliser mon tracé Strava.Pas grave je suis sûr le chemin du retour et c’est vraiment sympa surtout quant à ma grande surprise j’en double 1 de temps en temps. Je sors finalement avec 2750m affichés ce qui me laisse un peu perplexe  mais nous apprendrons plus tard que la tempête a effectivement fait dériver les bouées. Pas pire finalement. La transition n’est pas vraiment fulgurante: le temps de s’habiller chaudement, de mettre mon cuissard vélo par dessus la tri-fonction pour ne pas avoir mal au popotin( j’ai peur de devoir habiter un bon moment sur ma monture) et de faire la causette avec mon voisin on est déjà à plus de 5 minutes. Heureusement que j’envoie du gros sur le vélo pour rattraper ça. Le parcours vélo rentre immédiatement dans le vif du sujet avec rapidement une ascension d’une dizaine de kilomètres qui s’avère être régulière et tout à fait abordable. Je double et je double et j’ai bien l’impression que cette année le maillot à pois c’est pour bibi.Finalement mon heure de gloire est de courte durée puisque sitôt la descente amorcée je me fais enrhumer de tous les côtés et c’est encore pire sur la longue portion roulante qui suit où les grosses cuisses se rappellent à mon bon souvenir. Le réjouissance suivante est à mi parcours avec 1km de lacets à 16% franchis la veille péniblement en première et qui m’inquiètent un peu mais qui finalement se passent à la vitesse de l’escargot mais sans encombres.La deuxième partie de parcours reste variée pour finir le tour du lac avec des décors de carte postale et des conditions idéales. Je suis juste de plus en plus inquiet pour mon coéquipier qui aurait déjà dû me rattraper et pour qui je crains de plus en plus que la natation ne se soit vraiment pas bien passée. Je commence à me demander comment je vais m’organiser pour rapporter toutes nos affaires plus sa dépouille en combinaison. Deuxième transition et un vrai soulagement quand je vois que son vélo n’est plus là et qui se concrétise par son arrivée cycliste tout sourire alors que je viens d’attaquer la CAP.C’est encore une fois magnifique le long du lac avec un parcours hyper varié entre chemins, sous bois, plages de galets et portions gravillonnées. Ça monte, ça descend, ça tourne, ça patine, ça relance… bref on ne s’ennuie pas même si petit à petit les kilomètres deviennent de plus en plus longs, les jambes lèvent de moins en moins hauts et les foulées deviennent microscopiques.je me retourne régulièrement en espérant voir débouler une fusée orange et bleue histoire de finir le parcours ensemble mais le temps passe et toujours rien à l’horizon. Peut être ne s’est il pas remis de cette immersion prolongée et a perdu l’esprit en allant finir son parcours vélo au fond du lac.  Finalement tout se termine sans trop de souffrance en 6h24 .
Je ne peux que vous inciter à vous lancer un jour sur cette magnifique épreuve organisée à la perfection qui a tenu toutes ses promesses. je vous remercie pour vos sympathiques petits messages ainsi que mon fidèle compère et ami pour cette belle virée sportive .

Mathieu

Ah ce genre de défi qu’on se lance en plein hiver dans la ligne 5 de la piscine… vous savez le genre de truc de réveillon… Bon, l’idée ne m’est pas venue un 31/12 mais je lorgnais déjà depuis un moment sur un des plus beau triathlon de France. Les photos et les vidéos des précédentes éditions me laissaient rêveur, avec toutes ces belles portions en vélo et en CAP. Le gros problème, c’est la distance de natation… J’en parle à mon coloc’ de ligne qui d’une spontanéité qui l’honore, accepte de participer avec bibi. Sans lui, je ne me serais peut-être pas inscris, en tout cas pas sur le L. Traverser la France pour un M et repartir aussitôt finit par me convaincre que le L est la cible idéale. 

Oui mais voilà, la crise sanitaire a mis à mal beaucoup d’organisateurs et l’annulation des épreuves est courante. On laisse passer la crise (et la fermeture des piscines), pour commencer à se préparer 2 mois avant. Une belle progression vélo et une CAP qualitative devaient me permettre de finir l’épreuve honorablement. On scrute les informations de l’organisation pour une éventuelle annulation, mais elle garde le cap et dispose d’un soutien important des sponsors et collectivités. Beaucoup de mesures de protection sont appliquées. L’échéance approche et maintenant c’est la météo qui nous fait douter du maintien. Que nenni, l’organisation a une confiance dans la météo annoncée. Pourtant la veille et une partie de la nuit, car je n’ai pas trouvé le sommeil (je peaufinais ma technique de crawl), ca soufflait très fort et il tombait des trombes d’eau.

Acte 1 : l’enfer

Comme le dit justement Mathieu, je ne suis pas causant. J’ai une petite voie qui me dit : “oh, la vache, la première bouée n’est pas à 800m comme indiqué !”. Il fint de ne pas m’entendre, me check, me dit Adieu, et moi, je lorgne cette foutue bouée à 3kms du bord (mon esprit devant la vue de cette étendue d’eau, a du mal à apprécier les distances). Nous sommes regroupés par SAS de 100. Nous partons dans les premiers. Le coup de tromblon est donné, je vois Mathieu partir comme un squale, et moi comme Bob L’Eponge a essayé de marcher le plus longtemps possible pour gratter quelques mètres. Finalement, je me lance en pensant au testament que je n’ai pas signé. Au bout de quelques minutes, ce n’est pas un ou 2 nageurs qui me doublent, mais bien tout le monde. En regardant les numéros sur les bonnets, je ne suis pas encore arrivé à la première bouée, que je vois des 700,800 et quelques 900. Voilà le topo : 1000 personnes peuvent doubler une fois une personne, mais pas l’inverse ! L’eau étant claire, j’arrive à voir les autres. Donc, ça vient de partout, des mecs sont à la verticale et avance plus vite que moi. Y’en a qui font des scoubidous avec leurs jambes et ils avancent. Quel bordel ! J’arrive péniblement à cette satanée bouée et au loin j’aperçois la seconde… t’es pas encore sorti de là ! Je continue de me faire doubler (moins, car je pense qu’on est une belle bande de parpaing aquatique regroupée). Je continue mon calvaire, je regarde les kayaks et pour tracer au plus court… que nenni, je dois pas mal zigzaguer, comme si j’aimais l’eau. La fin approche, je regarde quand est-ce que je peux me mettre debout : bah pas tout de suite. Enfin, je vois des personnes se redresser, je me mets debout, je regarde ma montre : 1h13 ! La claque. Je sors de l’eau, avec de le bide plein de flotte et mes premières foulées sont aléatoires, mon gyroscope a vrillé lui aussi. Je retrouve facilement mon vélo (l’avantage de finir loin derrière tout le monde) et j’entends le speaker annoncer l’arrivée du dernier nageur. Je suis obligé de m’asseoir pour rééquilibrer le peu de cervelle qu’il me reste. Je ne vous parle pas du temps de transition, j’aurai pu prendre le temps de me raser. Mais la fin du calvaire est arrivée. L’enfer, je vous le dis et mon classement à la 666e place est à l’image de mon impression.

Acte 2 : l’amusement

Une fois sur le vélo, et après avoir régurgité deux trois bassines d’eau, je peine à trouver mon rythme mais je gratte quelques concurrents. J’ai la nuque et les épaules en vrac, je m’étire sur le vélo et voilà que commence la première joyeuseté du parcours. Comme nous avions repéré le parcours la veille, je savais que cette difficulté ne m’inquièterait pas. Je monte au train et je continue mon ramassage. Les jambes sont opérationnelles, la météo ensoleillée quoiqu’un peu fraîche dans les descentes. Je m’amuse et les kilomètres passent très vite. Je continue mon ramassage. Les concurrents s’ils ont vu mon dossard ont certainement eu la même impression que moi dans la flotte. Arrive ce fameux mur “l’enfer du Sud”. Je repense à la tête de Mat dans la voiture la veille… je me suis demandé, comment il avait négocié cette partie. Et là, je double tout le monde. Ca monte, et un concurrent se met en travers ! Je heurte sa roue arrière et je finis étalé sur le bitume. Il prends de mes nouvelles mais une fois rechaussé, j’ai accéléré pour espérer retrouver Mat’. Point de collègue en vue, et nous sommes en haut d’un plateau. Un petit crachin s’invite à la fête et je remets mes manchons. Je me fais reprendre par quelques grosses cuisses qui envoient la braquasse sur le plat, avec des prolongateurs. Le reste du parcours est agréable sans grosses difficultés, surtout que les jambes continuent de tourner, je continue de doubler et on m’interpelle : “tu sors d’où ?”, ce a quoi je réponds “de l’enfer”. J’avais la pêche, c’est plaisant de prendre les virages à donf, de ne pas s’arrêter aux carrefours et de pouvoir continuer de grimper. Finalement, je me dis que j’aurai pu envoyer un peu plus, mais la CAP approche… Avant ça, je prends au dernier ravito, une barre et un gel. Je ne sais pas ce qui m’a pris, mais j’ai avalé le gel. Très grave erreur… mon cerveau n’avait pas finit de reconnecter tous les neurones car mon estomac ne gère pas ces saloperies… Ca n’a pas loupé, quelques minutes après, je sens que l’estomac est en train de se rebeller avec ce truc dégueu à gérer. Je me dis que j’ai bien bien merdé ! Ce qui se confirme au fil des kilomètres… Arrive l’air de transition, j’aperçois Mat, tel Bekélé en peloton, je lui lance un petit signe et je descends du vélo. Bah en descendant du vélo, et en commençant à trottiner, j’ai bien failli m’arrêter pour gerber. Je décide plutôt de marcher et de prendre mon temps et de penser à autre chose. Là encore, une transition de touriste, mais le parc à vélo n’est pas plein.

Acte 3 : l’estomac, le deuxième cerveau.

Parti du parc à vélo, j’arrive à une allure proche de l’entrainement mais je sens que si je continue, je vais y laisser des plumes (et pas que des plumes). Je ralenti et je regarde mon allure, je sais qu’à cette vitesse, je ne vais pas risquer grand chose. Le parcours est typé nature : un peu de boue, des herbus, de la caillasse, et 2 montées que je gravis en marchant. Il y a du monde pour nous encourager et je me concentre sur l’estomac qui doit tenir le choc encore un tour. Au deuxième tour, je pense à Mathieu en train de siroter un cocktail, douché et propre. Dommage pour le finish ensemble, mais il a bien fait de continuer à son allure. L’estomac semble avoir réglé le problème du gel, je retrouve un “peu” de vitesse. Je finis en accélérant et brandis les bras pour avoir terminé ce triathlon.

En conclusion : un sentiment mitigé

Déçu de la natation, mais ça c’était prévu, mais que je passe aussi longtemps dans l’eau m’a scié ! Ma montre indique 2900m… et en écoutant les conversations, tout le monde a plus que 2300m. Je m’attendais à un parcours vélo plus vallonné. Heureusement quelques points de vues valent le coup d’œil. Si je regarde le parcours de l’an dernier, il m’aurait certainement plus convenu. La CAP, était compliquée, mais je peux m’en prendre qu’à moi même. Je n’ai pas voulu perdre de temps à ouvrir une barre pour prendre la facilité, qui m’a gaché la fin du vélo et la dernière épreuve.

Je n’ai pas un CV très long en triathlon, mais celui-ci vaut le détour, surtout que l’organisation a assurée et des bénévoles souriant. Le tout dans un contexte particulier : Covid, météo, inondations dans les Alpes Maritimes… bravo à eux pour tout le travail fournit. Pour ma part, il va me falloir un bon et long moment avant de nager. Etait-ce mon jubilé de triathlète…

Je remercie à nouveau Mathieu pour son soutien et sa bonne humeur. Une belle parenthèse sportive partagée entre pote, c’est bien là le principal ! Une pensée particulière également pour les personnes qui m’ont envoyés des messages d’encouragement jusqu’au début de l’épreuve.

Anthony

PS: les bouées ont dérivés à cause du vent…

Un Swim & Run mouvementé

Véro et Julie ont unis leurs forces pour braver les éléments à St Martin de Ré… Récit de Véro :

Après une prépa dans des conditions ideales, Julie et moi nous sentions prêtes et “presque” affûtées… Sauf que… Les conditions ont quelque peu été… moins agréables. Nous avons rejoint le départ à Saint Martin de Ré et patienté 45 mns sous la pluie, dans le froid et le vent. De quoi avoir envie “genre” de faire demi tour. Départ 13h30. Après un premier tronçon Cap de 1km, premier plouf dans une mer froide et agitée . La Ferté l’an dernier c’était presque chaud en comparaison. Des aiguilles qui transpercent tout le corps… Et merde il va falloir y retourner 6 fois. Les portions s enchaînent. Les rochers nous griffent et les mollets saignent. Les tronçons sont disproportionnés. Certaines paraissent interminables. La Cap nous laisse un “semblant” de chaleur, vite refroidi dans l’eau qui gèle les membres… et l’esprit. Notre binôme est parfait. Malgré les 300 participants nous sommes bien en phase. Pourtant les longes qui unissent les concurrents entravent notre progression. La fin se joue au moral. Notre duo dévient un quatuor pour finir ce 13eme tronçon de 5. 3 de Cap. Et puis enfin c’est l’arrivée après 2h35 de course, 15.6 de Cap et 3 de natation. Format M…..

Nous sommes frigorifiées mais heureuses d avoir vibré SR.. La gestion du binôme, du matériel fait du SR une épreuve intense et très complète. “Aller au bout ensemble quoi qu il arrive” Je remercie Julie pour son implication dans ce projet… De belles émotions. À refaire, avec une meilleure météo si possible. Mais nous avons pu néanmoins participer à cette épreuve. Nous avons eu de la chance, ce qui n’est pas le cas de nos amis triathletes de St Coulomb.

WE enchainement pour les Coutançais

Dimanche 20 septembre – Entrainement St Germain sur Ay

Dernier week end estival ?  En tout cas on en aura profité ;

10 partants : Dominique, Max, Yann, Stéphane Franck Mathilde, Christelle, Thibault et sa copine Camille qui va rejoindre Coutances Triathlon après cette expérience ;

Rdv était donné à St Germain sur Ay pour un petit programme enchainement dans un cadre magnifique ; 25 min de nage pour commencer pour chacun, et entre 900 et 1300 m parcouru dans une eau encore bien chaude pour un 20 septembre.  Le havre est toujours aussi beau et les méduses sont restées tranquilles. S’en est suivi 45 km de vélo autour du Mont Doville, un parcours plutôt roulant qui nous a fait emprunter des routes que la plupart d’entre nous ne connaissions pas. C’est toujours agréable de découvrir de nouveaux itinéraires.  Quelques dauphins aperçus sur le retour en longeant la mer (pour ceux qui l ont longée)

Pour finir  9 km de course à pied dans les dunes qui suivent le havre. Bilan : autour de 2h30 d’un enchainement qui fini par faire mal aux jambes à la fin

Tout cela valait bien quelques bières (merci Franck) et un bain de soleil pour le pic nique qui s’en ait suivi.

A vos imperméables pour la semaine qui arrive ; bon courage

Laurent

Notre arbitre, Olivier, nous livre son CR après sa première épreuve

Les champions de Duathlon vont  vite quand même!

Après une formation cet hiver, la saison d’arbitrage semblait bien mal engagé… Je devais arbitrer 4 épreuves cette année et une seule est maintenue au dernier moment, le duathlon et triathlon de Caen. Je n’arbitrerais que le championnat de Normandie de Duathlon Sprint à Caen cette année!
Partis trop tôt de peur d’être en retard. Je vois le staff d’organisation s’affoler pour fignoler les derniers détails mais dans le calme, une organisation bien huilée!Je repère la tente arbitrage. La boule au ventre de peur de faire une boulette.Puis mes 4 collègues du jour arrivent ainsi que Robert arbitre principal et figure emblématique de l’arbitrage Normand.échanges courtois et on se répartit les rôles moi je controlerais les concurrents avant l’entrée dans le Parc, la ligne de montée sur les vélos, la course cycliste, et la ligne d’arrivée.Les épreuves se succèdent, des benjamins jusqu’aux vétérans H et F.Pour une fois au côté des concurrents pour garantir une équité entre concurrents.
Je peux apprécier la fougue des benjamins et minimes dont les meilleurs ont déjà des réflexes et des attitudes de grand. Sur la partie cycliste les jeunes roulent en grappe plus qu’en peloton d’où quelques frayeurs et 1 chute en groupe.A pied ils courent déjà très bien.
Ensuite les féminines cadettes jusqu’aux vétéranes, ainsi que les cadets et juniors H, et là il commence à y avoir du niveau tant chez les garçons que chez les femmes, parmis ces dernière une cadette s’isole dès la 1ère course à pied, mais ne trouve pas son vélo dans le parc, elle jardine un peu, puis saute sur le vélo comme une pro. Je laisse partir les 2/3 des concurrentes avant de remonter les athlètes et de revenir à la hauteur de la cadette et là moment de solitude, elle roule sur le plat à près de 40km/h. Je suis bien content d’être en moto…  Finalement une séniore remontera sur elle pendant la dernière course à pied la devançant de peu…les garçons sont aussi impressionnant de vrais athlètes des habitués et de gros coureurs et rouleurs!!!
Enfin l’épreuve masculine qui clôture la journée, sénior et master (vétérans) des Bretons avaient fait le déplacement mais ce n’était pas pour regarder le paysage… Car une lutte entre le club de Caen et les Rennais débutera dès la course à pied (courue à env 3’10” au km) puis le vélo sur les mêmes bases pour suivre le 1er peloton (la moto affichera largement les 50km/h) le niveau est impressionnant mais les athlètes ne se ménagent pas…Enfin la dernière course à pied se court sur les mêmes bases de la 1ère.Bilan de cette première journée d’arbitrage:
C’est TOP!!! Aucun regrets de ne pas avoir concouru  et hâte de remettre la chasuble d’arbitre même si un dossard de temps en temps c’est pas mal non plus… Mais je sors de cette journée épuisé et ravi! c’est aussi fatiguant d’arbitrer que de concourir!

Olivier NICOLLE

Contre La Montre Individuel de Ste Mère Église

Voici le CR de Yann

Nous sommes 4 engagés du Club en catégorie FFTRI, Julien, Max, David et moi, pour qui c’est la 1ère compète de l’année.

La veille, nous avons retiré nos dossards avec David et repéré le parcours, une boucle de 31 km avec seulement 130m de D+, c’est un parcours « roulant ».

Le principe est le même que pour le Duo Normand (d’ailleurs la plate-forme de Départ est celle du Duo), sauf que là c’est un CLM individuel.

Les organisateurs Espoir Bike-Team, Denis Dugouchet (un ancien cycliste très connu dans la région et Vice champion de France Masters en cyclisme cette année) et Solène Poirier ont bien fait les choses, grand parking à proximité du départ, moto devant chaque concurrent, route fermée les 5 derniers kilomètres où les routes sont les plus étroites.

Et surtout un grand soleil pour une belle journée de sport.

Dans les paddocks les spécialistes s’echauffent sur leur home-trainers, ça rigole pas, roues paraculaires, combinaisons et casques aéros, avions de chasse, mollets rasés et huilés.

Julien part en premier petit plateau en moulinant, prudent..

Vient mon tour. Finalement, je m’aperçois qu’il y a quand même un léger vent de travers en descendant vers Ravenoville, toujours présent en longeant la côte, suffisamment fort pour baisser  un peu l’allure. A chaque épreuve son lot d’imprévus, et pour moi cette année, ce sera une piqûre de guêpe au 15e km à travers le gant ! Heureusement l’épaisseur du gant atténue un peu la piqûre et après quelques minutes de douleurs, celle-ci devient supportable. Aucune incidence sur le chrono final.

Un peu plus loin, c’est un tracteur avec un bateau qui s’en va à la pêche et qu’on ne peut pas doubler (la moto et moi) , il y a des voitures en face, du coup ça me fait un peu de récup, je suis à 170 bpm depuis le départ..

La ligne d’arrivée franchie, je reprends un peu mon souffle, c’est quand même un effort intense, enfin si on se donne à fond..

Il y a un podium pour chaque catégories (non licenciés, FFC, FSGT, Ufolep, FFTRI, vélo couchés, handisport..) Covid Oblige, le podium ne se fait pas sur le camion mais au pied du camion avec un masque.

Nous n’aurons pas l’honneur d’être sur ce podium, la faute à 3 triathlètes (dont 2 anciens cyclistes) plus performants et plus rapides que nous. Je finis 4e (39,8 km/h)et David 5e (39,4 km/h), Max 8e (37,5km/h) et Julien un peu plus loin (31,6 km/h quand même).

Nous sommes tous ravis de cette journée et nous nous donnons rendez-vous l’année prochaine, avec encore plus de triathlètes coutançais ?

Resultats complets Facebook Espoir Bike-Tem, encore chapeau aux organisateurs. Thibault Valognes, champion de Normandie CLM, parcours à 48 km/h de moyenne, ça calme !

Triathlon S de Carentan 30 août 2020

Dimanche dernier avait lieu la première édition du triathlon de Carentan. Dans un contexte particulier lié au COVID, quelques triathlètes Coutançais se sont rendus sur place, dont JB qui nous livre ses impressions pour son premier triathlon.
En tout cas bravo aux organisateurs qui ont relevé le défi avec brio.

Dans la vie il faut parfois se jeter à l’eau… C’est ce qu’il faut faire au sens figuré comme au sens propre ce dimanche 30 août dans les eaux du port de Carentan.

Première édition du triathlon de Carentan mais aussi première participation à un triathlon officiel de mon côté. Tout est réglé comme du papier à musique (protocole sanitaire oblige) et l’installation dans le parc à vélo se passe bien. Je prends par ci par là quelques conseils, je regarde, j’observe je vérifie dix fois si tout est bien organisé pour ne pas perdre trop de temps lors des transitions. La présence des autres triathlètes du club me rassure.

La partie natation (750 mètres dans le port de Carentan) se passe plutôt bien et parti sans combinaison les coups de pieds et de bras des autres triathlètes réchauffent rapidement…

La première transition est un peu longue, avec les mains mouillées j’ai du mal à fermer une des chaussures de vélo, arrivé à la ligne une question surgit… monter sur le vélo oui mais avant ou après la ligne ?… Finalement le temps que j’enfourche le vélo en sautillant j’ai dû monter après, ouf… ensuite il a fallu clipser les chaussures, on s’y reprend à deux ou trois fois et c’est parti.

Le parcours vélo dans les marais est agréable et assez roulant malgré quelques faux plats mais le vent de face pompe pas mal d’énergie. Ma hantise de ne pas savoir où aller se dissipe rapidement car tout est bien fléché et les bénévoles sont efficaces. Les 25 kilomètres passent relativement vite et les encouragements de Franck qui me double me redonne de l’énergie, j’ai limité la casse même si un bon nombre de triathlètes me dépasse.

La deuxième transition se passe bien, il faudra juste penser à desserrer un peu les lacets pour la prochaine fois.

Le plus difficile commence ici… la course à pied est mon point faible et cela se ressent dès le départ avec les jambes un peu lourdes mais aussi le souffle court. Une fois l’allure trouvée (loin de celle envisagée) je reste régulier et j’essaie de mettre un pied devant l’autre tant que c’est possible. Je croise plusieurs fois Lucie (deux boucles de 2,5 km le long du port) et David qui a déjà un tour d’avance sur moi (merci pour les encouragements !). Plus l’arrivée approche plus je me fais doubler, il est grand temps d’arriver !

Enfin, au bout d’1h33’36’’ d’effort je franchis la ligne d’arrivée, fatigué mais content de l’avoir fait ! 159ème au général et 58ème vétéran. L’objectif est atteint (terminer, prendre du plaisir et surtout ne pas faire d’erreur), les doutes sont loin derrière maintenant et les repères sont pris pour le prochain ! Merci Laurent et Philippe pour les encouragements tout au long de la course et bravo aux collègues ! Mention spéciale à Christelle qui termine troisième de sa catégorie !

Merci à Philou et aux photographes de l’organisation pour ces clichés.

Voici les résultats :

Résultats complet

Menu du chef : gratin de patates assaisonnées sur son lit de choux fleur

Au menu du restaurant, pour 250 kms, prenez tout ce qui est possible de faire en vélo de route en terme de patates dans le Nord Cotentin, ajoutez-y du piment fortement dosé sur certaines portions et un beau soleil et vous obtiendrez ce menu avec 5000 de D+. En fait, on ne monte jamais bien haut mais on monte souvent ! Tout allait bien jusqu’au plat de resistance, à savoir les patates de Port Racine. Il est 13h et le menu pèse sur l’estomac bien qu’ayant pris un trou normand de 20 mns sur ce petit port. Entre le 100 et le 150, le choux fleur fait son apparition (je vous laisse deviner à quel endroit, mais les babouins comprendront), et là, je me dis que le chef est un foutu pervers qui ne jure que par les côtelettes. Je n’ai jamais connu un parcours aussi cassant avec cette vague impression qu’on joue aux montagnes russe. Je grimpe à pied 3 fois et je me surprends avec du wheeling dans les montées. Les “routes”, les fidèles du restau, appellent ca des talus, pourraient être empruntées en VTT ou Gravel, tellement elles pouvaient être défoncées : J’ai bien cru que j’allais perdre une roue, le cintre ou pire, me perdre moi.
Le plateau de fromage arrive avec la traversée de Cherbourg-La Glacerie. De la circulation et encore des patates. Il faut chaud et le menu sent le grillé. Je me demande s’il ne serait pas mieux d’abandonner la tablée, mais il me reste 70 kms, dans un coin que je ne connais absolument pas. J’ai eu beau me dire que le plus dur est derrière moi mais à chaque détour, je me retrouve dans ce foutu bled de la Glacerie.
Le chef avait prévenu : ca se complique sur Cherbourg et c’est mieux au Val de Saire. Je confirme que ce filet est bien mignon à Cherbourg mais le digestif peine à arriver. Il faut l’avouer, je regarde désespérément le compteur qui tourne au ralenti et moi qui en bave sérieux en pensant au café gourmand. Heureusement, je constate que le Val de Saire est un poil plus roulant. Je commence à appuyer un peu plus et je plafonne à 25 pendant 10 secondes avant de reprendre un bon féculent à La Pernelle. Pause obligatoire en haut du bled, il reste 40 foutus kilomètres. Ils passent tant bien que mal mais avouez que la fin du repas avec le choux fleur qui sent le brûlé, je n’ai qu’une hâte : payer l’addition et prendre une bière. Ah, oui pendant, le service, j’avais une furieuse envie de bulles. Pas moyen de trouver un bar avec terrasse car rentrer dans le bar avec l’odeur de brûlé, ca aurait fait mauvais genre. J’entends les cloches de 19h sonner et je regarde le compteur, je suis a fond… à 23 et j’arrive enfin au bout de copieux repas.

Je m’y étais inscrit en début d’année et avec le confinement et tout le tralala, j’avais cru comprendre que le restaurant était fermé. Sauf que 15 jours avant, le chef remobilise ses clients pour dire que le menu allait être servi… Et servi, je l’ai été !!!

Pensées au poto et ses acolytes qui ont fait une indigestion et on préféré arrêter les frais.

Pour celles et ceux que ca intéressent, voici le nom du menu : Brevet Cyclo Grimpeur du Nord Cotentin et l’adresse du restaurant : https://www.cyclo-club-montebourg-saint-germain-de-tournebut.com/longue-distance/2020/brevet-cyclo-grimpeur-du-nord-cotentin/

Antho

De nouveaux diplômés

Cette année 2019/2020 n’aura malheureusement pas pu permettre aux tri-athlètes de pratiquer librement leur activité, ni de participer aux compétitions prévues. Si de nombreux projets ont avorté, cela n’aura pas été le cas de ceux de la formation. Olivier a pu suivre en décembre celle d’arbitrage, ce qui permet maintenant au club de remplir son cota d’arbitres. Il n’a pas encore pu appliquer ses connaissances mais la saison prochaine devrait le lui permettre. Véro, Antho et Philippe se sont préparés au brevet fédéral de niveau 5 de triathlon depuis novembre. Malgré des conditions d’examen qui ont dûes être adaptées aux exigences sanitaires ils ont pu passer en mai un écrit sous forme de QCM et soutenir un dossier à l’oral (en visio) afin de valider leurs connaissances. L’obtention de ce BF5 leur permettra d’accompagner le club dans son projet d’initiation et d’accompagnent des jeunes et des moins jeunes. Véro après 9 mois d’intense préparation, 9 semaines de repos forcé et de nombreuses inquiétudes quant aux conditions de passation de l’examen a obtenu le BNSSA. Elle vient ainsi renforcer le nombre de sauveteurs déjà présents au sein du club, sans lesquels les séances de natation des vacances ne pourraient avoir lieu. Tous ces projets ont été menés à terme avec brio.

Merci à eux pour leur investissement et leur implication au sein du club.

Covid 19 : le 2 ème triathlon d’Agon-Coutainville annulé !


En raison du Covid 19, la deuxième édition du triathlon d’Agon-Coutainville qui devait se dérouler le dimanche 14 juin a été annulée. Dans le contexte actuel, les deux organisateurs, le club de Triathlon de Coutances et l’Association de l’Enduro des Sables d’Agon-Coutainville n’ont malheureusement pas pu maintenir cet événement en 2020.

Les organisateurs travaillent, dès à présent, pour proposer un report de cette deuxième édition en 2021. Une date sera communiquée prochainement ainsi que les formats d’épreuves retenus.

Un remboursement sera proposé prochainement à tous les participant(e)s qui s’étaient déjà inscrit(e)s via Klikego.

Laurent Perez, co président ( Président du club de triathlon de
Coutances) : « C’est une décision logique dans le contexte actuel. Nous remercions toutes les personnes, bénévoles et sponsors qui s’étaient mobilisés pour cette deuxième édition qui sera organisée
dans un an.»


Anne-Marie de Fortescu, co-présidente ( Et co-présidente de l’Enduro des Sables d’Agon-Coutainville): “Nous prendrons une décision concernant l’Enduro des Sables qui doit avoir les 21 et 22 août
prochains dans les jours à venir. Il sera maintenu s’il peut l’être, ou reporté à une autre date en 2020. 
»

Merci pour votre confiance.
Et surtout respectez bien les consignes nationales de protection.

Laurent Perez et Anne-Marie de Fortescu.

Le mot du président

Cette période de confinement a contraint les organisateurs du stage départemental à annuler le stage 2020 qui devait se tenir ce WE.

Laurent a tenu à faire son CR, pour mettre un peu d’humour dans cette période.

Un CR présidentiel pour le stage dep 2020. 🙂

Ce week end avait lieu le stage départemental de triathlon ; en raison du Covid-19 celui ci a du être quelque peu adapté… récit :

Tout d’abord cela commençait bien : tempête de ciel bleu les 2 jours : on ne pouvait par rếver mieux après les dépressions hivernales qui nous ont accompagné tout l’hiver. La mer était parfaitement calme bien que la température soit encore un peu fraiche.

15 représentants du club s’étaient positionnés pour ce rendez vous désormais annuel. Que retenir ?

Tout d’abord des soucis d’acheminement :

Yann qui avait décidé de venir à vélo (c’est vrai que ça fait pas très loin de chez lui) et qui fait du HT quotidiennement depuis le 15 mars a oublié de décrocher son vélo : bien qu’ayant programmé un parcours jusqu’à Granville sur Swift (et non son GPS) il s’est rendu compte après 2 h de pédalage forcené qu’il était toujours dans son garage … pas grave Yann on a fait sans toi.

Olivier ensuite qui a parfois des soucis d’horaire (ou GPS? Cf compte rendu du semi de Renne 2018 « gestion de la transition pré-départ » … à mourir de rire) s’est rendu compte le 5 avril au soir que le stage démarrait le 4 ; la encore Olivier record battu : 0 goutte de sueur en un we de sport. Pas grave Olivier on a fait sans toi.

Jean Baptiste, lui, tourne en rond autour de sa propriété depuis 3 semaines (voir compte Strava!) . Ce réflexe pavlovien ne lui a malheureusement pas permis de trouver la sortie de chez lui et il a continuer à tourner tout le week end ; bon il a quand même fait du sport mais on est un peu inquiet pour lui quant à la sortie du confinement ; mais pas grave JB, tant que tu nous fais des belles photos de ta maison au lever du soleil… on a du faire sans toi aussi.

Ensuite la motivation a failli pour certains :

David qui attend chaque année le stage Dep pour commencer à s’entraîner s’est dit qu’avec ce p..ain de Covid-19 la saison risquait d’être compromise : à quoi bon s’arracher pour rien. Il a donc passé son tour ; pas grave David, on a fait sans toi.

Pour d’autres ça aurait finalement été trop :

Jade qui habituellement fait 12 km de vélo par sortie (une fois par mois environ) avait un peu « morflé » l’an passé avec un peu plus de 100 km dans le we. Du coup comme elle devait couper le cheveux à David (son père, pas le triathlète démotivé!) elle s’est dit que elle remettrait plutôt ça à l’année prochaine ; évidemment elle a entrainé Lena avec elle et sont toutes les 2 restées chez elles ; pas grave les filles on a fait sans vous.

D’autres enfin ont préférer râler après avoir vu le programme

Mathilde, tiens donc, m’a envoyé un petit sms de dernière minute : « p..ain vous êtes des oufs, aller nager dans de la flotte à 12°C, prévoir 300 km de vélo et enchainer par de la cap et de de la ppg qui vont me flinguer les pattes ; et je vais manger quand avec tout ça ? En plus si je mange trop je vais avoir mal au bide et si je mange pas… ben j’vais finir en PLS!!!» . Mdr mais pas grave Mathilde on a fait sans toi.

Des absences justifiées :

VérAnthoPhil qui n’ont pu passer leur BF5 comme prévu ont été obligé de rester d’astreinte au cas où on les appellerait subitement pour passer l’examen par visio conférence Skype / Zoom / Blackboard / Facetime. Bon on ne les a pas appelé … mais ils sont quand même resté devant leur écran tout le we et ont bu des bières à notre santé. Pas grave, on a fait sans vous.

Ines, qui doit travailler son bac est contrainte de redoubler d’effort surtout depuis les annonces de Blanquer de vendredi. Pas grave Ines, privilégie tes études et reste sérieuse.

Benoit qui comme vous le savez travaille dans une entreprise pharma a été obligé de bosser tout le we pour fabriquer de l’hydorxychloroquine ; du coup il nous assure un approvisionnement pour tout le club … et finalement si le médoc ne marche pas, on se fera le stage 2021 au Sénégal histoire d’utiliser la chloroquine stockée contre le palud. Pas grave Benoit on a fait sans toi.

Des absences ± justifiées :

Jérôme et Mathieu au marathon de Paris, mon œil il a été annulé en raison du Covid ! vous auriez pu venir les gars …

Stéphane qui avait Gigot/flageolet dans la belle famille, mon œil aussi, les Mayennais sont encore plus confinés que les autres … et jusqu’en 2022 paraît-il.

Les Larso (Franck et Christelle) ; en raison du confinement les commerces essentiels étant fermés, Christelle a du, elle aussi se transformer en coiffeuse pour s’occuper de Franck… et ça prend du temps. Ils n’ont donc pu eux non plus se rendre disponibles…

Bon finalement vous aurez compris que ça a été un peu compliqué ; du coup j’ai rempli mon attestation dérogatoire de déplacement et suis allé faire ma boucle quotidienne de 3,14 km (oui pour les non matheux c’est la distance d’un cercle d’1 km de rayon ) que j’ai faite 3 fois, le samedi ET le dimanche. Un vrai we de sport ! Mais quand même, vivement le stage dep 2021 !

Laurent, bien fatigué …

Benoit et Philippe au Trail du Pays St Lois

Nous étions deux à participer au 15 Kms du trail du pays St-Lois ….( Benoit et moi ) …

Le parcours a été modifié et le 15 est devenu un vrai parcours de trail plus urbain du tout mais plutôt très rural voire champêtre mais pas trop le temps de voir le paysage plutôt de regarder  ou l’on met les pieds …

Avec un dénivelé de 300 m , des passages dans l’eau jusqu’aux mollets , la boue était omniprésente peu de passage pour récupérer …

J’ai beaucoup galéré car la difficulté est arrivée très tôt dans ce circuit ….

Le chrono est éloquent ”  deux heures ” et pas vraiment de plaisir ,  je laisse Benoist raconter son épreuve il a été nettement plus performant que moi …

Préparation de la saison 2020

Une bonne saison débute par une bonne dégustation de galette. Nous avons attendus le dernier jour pour fêter les rois et les reines.
Laurent a évoqué les principales échéances du club et chacun a pu s’annoncer sur un large éventail d’épreuves. Nul doute que les Coutançais seront présent sur beaucoup d’épreuves, locales mais aussi lointaines.

De quoi présager une excellente saison pour tous les adhérents.

Séance encadrée par Alexandre Henrard

Il y a plusieurs semaines, Anthony, dans le cadre de sa formation BF5, est entré en contact avec Alexandre pour savoir s’il était intéressé pour encadrer une séance pendant les vacances scolaires. Il a accepté instantannément.

Pour celles et ceux qui ne le connaissent pas, voici une partie de son palmarès :

  • Médaillé de bronze en relais avec Pierre Dejardin aux Championnats du monde de pentathlon moderne 2016 à Moscou1,
  • Médaille d’argent en relais avec Simon Casse aux Championnats d’Europe de pentathlon moderne 2017 à Minsk,
  • Médaillé d’or en relais et médaillé de bronze en relais mixte avec Emma Riff aux Championnats du monde de pentathlon moderne 2018.

C’est donc le 30/12 qu’Alexandre nous a offert une séance dirigée sur les exercices d’éducatifs en course à pied.

Sous un beau soleil, plusieurs triathlètes se sont entrainés pendant 1h30 sur des exercices que nous ne pratiquons pas suffisamment. Alexandre a pu corriger en direct les positions des participants. Chacun d’entre nous sont repartis avec pleins d’exercices en tête… et dans les jambes ^^.

Un grand merci à Alexandre pour sa gentillesse et sa disponibilité en cette période de l’année qui n’est pas toujours propice pour se dégager du temps.

Nous lui souhaitons le meilleur pour ses objectifs 2020 !

Test VMA

Il est habituel pour les triathlètes Coutancais de faire ce test de fin de saison afin d’avoir une des clés pour réaliser un bon entraînement à la reprise. C’était donc aujourd’hui sous une météo clémente (qui l’eut cru) que les volontaires se retrouvés sur la piste du stade de Coutances.
Organisée et expliquée par Fish, les débutants ont découvert cet exercice et les plus aguérris ont pu vérifier leur état de forme.

Météo au top

Tel est ton espoir, course caritative

Olivier, Yann et Charles ont brillamment participé à cette course. Voici le CR d’Olivier :

Ayant entendu parler la semaine dernière de la course pour le Téléthon Percy-le Chefresne, grâce à Charles.Nous voilà 3 coutançais partis participer à cette course populaire et caritative.Charles, lui avait déjà gagné cette course en 2017 et fini 2è en 2018, il venait pour reconquérir sa couronne… Yann avait déjà participé à cette épreuve et moi je venais la découvrir.Echauffement en équipe pour voir le début du parcours. Puis échauffement de tous les concurrents, façon Véronique et Davina (pour les anciens).Nous sommes 48 à prendre le départ de la course de 9,6 km sur le papier (mais 9,2 km sur le GPS).A peine le départ donné, Charles prend la poudre d’escampette et fera sa course en solitaire, ne laissant aucun espoir à ses suivants…Yann lui fait partie du 2è groupe, qui petit à petit va s’étioller pour finir en binome.Pour ma part, je pars très prudement et rejoins d’autres coureurs pour former le 3è groupe, qui remontera sur les coureurs partis trop vite.Rapidement Yann et son binome jouent la deuxième place, Charles étant parti en solitaire, moi pendant 6 – 7km environ je vois yann s’éloigner doucement…et remonte quelques coureurs “cramés”.Puis une grosse descente, puis une grosse bosse se dessinent, Yann voit son binome (sénior) accélérer et ne peux que le voir partir…Pour ma part, mes 2 collègues feront de même et malgré une belle fin de course je ne les rattrapperais plus…Bilan à l’arrivée:Charles 1er, Yann 3è,Olivier 7èRemise des prix à la mairie de Percy, et là bonne surprise:Charles Vainqueur Homme et Sénior,Yann vainqueur Master 2Olivier vainqueur Master 1(et oui les Master 2 vont plus vite que moi… vivement que je passe Master 2 pour aller plus vite… lol)Nous avons tous été récompensé et on a des biscottes pour nos petits déjeuners!!!
L’année prochaine si vous n’avez rien de prévu le week end du Téléthon et que vous aimez les biscottes, venez courrir pour une bonne cause, et participer à une épreuve populaire et très sympa.

AG 2019

L’assemblée générale a eu lieu ce vendredi 29 Novembre en présence de Joel Doyère et JP Henrard, représentants de la CMB et du service des sports. La convivialité reste une marque de fabrique du club puisque la quasi totalité des adhérents du club  (32 en 2019)  avaient également répondu à l’appel

Laurent Perez a brossé le bilan de l’année 2019 : un effectif solide avec des pratiquants assidus tant sur l’approche loisir que compétitions et un évènement majeur dont le succès a été unanime ; le triathlon d’ Agon Coutainville organisé en partenariat avec l’association Enduro des Sables,

Pour 2020, fort d’un effectif qui va continuer à grossir puisque plus de 40 personnes seront inscrites (dont 34 % de femmes) les projets sont ambitieux et à la mesure de ce club dynamique.

 Reconduire l’évènement Triathlon de Coutainville le dimanche 14 juin prochain ; la convention de  partenariat avec l’Enduro ayant été un modèle de projet collaboratif, le même montage est en passe d’être signé. Par ailleurs le club est engagé dans la formation de BF5 (brevets fédéraux) dans le but d’accueillir pour la rentrée 2020 un public plus jeune. Le club est donc également en phase de structuration pour lequel il est à la recherche d’un lieu physique pour implanter son savoir faire dont la jeune histoire engagée en 2003 continue à s’écrire.

L’élection a reconduit 6 des 7 membres du bureau actuellement en place. Laurent Perez entame donc un 6ème mandat avec son équipe (Véronique Hervagault, Yann Hervéic, Franck Larsonneur, Christophe Letouze, Atnhony Barbedette) qui voit l’entrée de Philippe Vilquin en tant que trésorier.

La soirée s’est terminé par un pot de l’amitié et un repas

Laurent Perez, M. Henrard et M. Doyère
Une assemblée attentive